Un drame sans pudeur, ni retenue, s’est adonné un individu, âgé de 20 ans, en se livrant à un viol sur la personne de Nour, une fillette âgée de 11 ans. Les faits se sont déroulés, avant la pandémie, dans une localité classée zone d’ombre, lorsque le mis en cause, un voisin de ‘’Nour ‘’ , s’en est pris violemment à elle au moment où elle venait de quitter l’école. La victime a dû son salut à un passager qui a réagi à ses hurlements. Avant l’expertise médicale, une plainte fut déposée le jour même par la maman de la victime, auprès des services de la gendarmerie d’Oued El Aneb. Après des mois d’attente en vain et après plusieurs menaces de la part de l’auteur de l’agression à proximité de l’école de la victime, la maman s’est déplacée a Berrahal pour déposer une plainte auprès du Procureur. Le dossier fut déposé sur le bureau du Procureur près le tribunal de Berrahal qui entama le cours de cette affaire de «viol sur mineure de moins de 11 ans » . Le Procureur convaincu de tous les faits confirmant le délit reproché à ce violeur, la justice l’envoya derrière les barreaux en détention provisoire. Se référant à l’article 505 du Code de procédure pénale, un pourvoi en cassation fut demandé par l’accusé. Ainsi, donnant suite à ce recours, la justice avait programmé ce procès pour ce dimanche. La famille du criminel a protesté devant la demeure de la famille de la petite Nour…une protestation marquée par toute sorte d’harcèlement. Nour n’est malheureusement pas la première ni la dernière à vivre les affres d’une inconscience démesurée, la petite et selon nos sources se trouve dans un état psychologique très grave. Invitée à relater les faits, la petite fille avait du mal à s’exprimer. Dans les tribunaux, les juges décryptent chaque jour le synopsis de ces films d’épouvante dont les victimes expiatoires ne sont pas moins des filles mineures. Les juges comme les services de sécurité, ont établi un constat commun sur ce fléau : les violences sexuelles, notamment les viols et les enlèvements ont progressé dangereusement et d’une manière inquiétante.
Sihem Ferdjallah
