Englué dans une saison éprouvante, marquée par un changement d’entraîneur dès juin et un calendrier infernal, l’effectif du Real Madrid s’est offert une parenthèse bienvenue. Profitant d’une rare accalmie en milieu de semaine, le vestiaire de la Maison Blanche s’est réuni au complet. Un rassemblement stratégique destiné à insuffler une nouvelle dynamique avant que le sprint final ne mette leur détermination à rude épreuve.
L’enjeu est de taille : dès la semaine prochaine, les ‘Merengues’ joueront leur avenir européen lors d’un barrage crucial de Ligue des Champions face au Benfica. Ce rendez-vous intervient dans un climat contrasté, entre la cicatrice encore ouverte de l’élimination en Coupe du Roi face à Albacete, la défaite face au Benfica (4-2) et une impressionnante série de sept victoires consécutives en championnat qui a totalement relancé la course au titre. Les agapes se sont tenues dans un établissement associé aux intérêts commerciaux de Vinicius et Mbappé, instigateurs de la soirée.
Au-delà de l’aspect marketing, voir les deux fers de lance du projet madrilène orchestrer ce rassemblement est un signal fort. L’intégralité du groupe a répondu présent, y compris les blessés, pour une soirée placée sous le signe de l’intimité, l’événement s’étant déroulé sans le moindre membre du staff technique.

Volonté de promouvoir le restaurant ou désir d’afficher une unité de façade ? Vinicius a été le premier à partager les coulisses de ce rassemblement sur les réseaux sociaux. Si la plupart des joueurs a levé le camp entre 1h00 et 2h00 du matin, Asensio aurait joué les prolongations jusqu’à 2h50 selon’ MARCA’. Cette opération de communication n’est pas fortuite, alors que le public du Santiago Bernabéu a récemment fustigé ses troupes après deux prestations décevantes.
Le calendrier s’annonce terrible : entre la mi-février et la fin mars, le Real Madrid enchaînera huit rencontres — potentiellement dix en cas de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions — une période charnière pour la suite de la saison. C’est ici que se jouera la quête de la « Decimosexta » (le 16ème sacre européen), mais aussi le leadership national. Sur le papier, le programme des Madrilènes semble plus abordable que celui du FC Barcelone. Les ‘Culés’ devront en effet négocier des déplacements périlleux à Villarreal et à l’Athletic Club, tout en faisant face à une demi-finale de Coupe du Roi aller-retour exigeante contre l’Atlético de Madrid et, selon le tirage, un possible choc face au PSG, champion d’Europe en titre.
Ce front uni en interne vise également à apaiser les tensions extra-sportives et managériales, à l’image du cas Dani Carvajal, dont le manque de temps de jeu récent alimente les débats dans la capitale espagnole.
SELON BESOCCER
