Passer d’un rival à l’autre, de l’Espanyol au FC Barcelone, n’est jamais anodin. Pourtant, Joan García semble avoir trouvé sa plénitude dans la cage blaugrana, où il s’est imposé comme un titulaire indiscutable. Dans un entretien accordé à ‘MARCA’, le dernier rempart catalan revient sur son adaptation et ses ambitions, alors que le club aborde une phase finale décisive après son sacre en Supercoupe d’Espagne.
« Le FC Barcelone est un club qui me correspond parfaitement. C’est un vestiaire jeune, animé par une faim de trophées. Si nous travaillons bien, nous connaîtrons de nombreuses saisons de succès. C’est ce qu’un joueur recherche : un projet solide sur le long terme. Sur ce point, le Barça était l’endroit idéal. En rejoignant une telle institution, la concurrence est inévitable. Je suis arrivé avec l’envie de prouver ma valeur et l’ambition de m’imposer dans le onze », confie-t-il.
Sur la gestion de la lourde défaite face à l’Atlético : « C’est difficile à digérer. Après une telle défaite, surtout quand elle fait mal, le sommeil est dur à trouver, je ne vais pas mentir. Heureusement, ou malheureusement, le calendrier nous impose de jouer tous les trois jours. Il faut tourner la page rapidement et ne pas trop ressasser le passé, même si c’est complexe ».
Interrogé sur l’arbitrage, le portier a préféré botter en touche : « Ce n’est pas à moi de juger. Ces derniers temps, certaines décisions litigieuses ne tournent pas en notre faveur, mais les joueurs ne doivent pas s’éparpiller là-dessus. C’est une perte d’énergie inutile sur des éléments qui ne dépendent pas de nous. Les arbitres sont humains et le jeu va vite. Le VAR est là pour ça, même si le timing de leurs interventions suscite parfois des interrogations. Notre priorité reste notre propre progression ».
Face au récent coup de mou du FC Barcelone, il se montre lucide : « Nous avons énormément de choses à améliorer. Actuellement, tout ne tourne pas comme prévu. Cela se joue sur des détails : la lecture du jeu et le respect des consignes. Notre philosophie est claire, mais si un joueur dézone ou en fait trop, c’est tout l’équilibre du système qui en pâtit. Nous devons analyser cela à froid ».
Le Barça peut-il encore tout rafler ? « Je ne sais pas si nous sommes favoris, mais nous avons le potentiel pour l’être. Il faut le démontrer sur le terrain. En Ligue des Champions, l’exigence est décuplée. Nous devons franchir un palier pour espérer soulever le trophée », ajoute-t-il.
La Sélection espagnole reste dans un coin de sa tête, sans pour autant virer à l’obsession : « Je ne me focalise pas dessus. Mon salut passera par le travail quotidien et des performances de haut vol. Si je garde cette humilité et que je reste performant, les bonnes nouvelles suivront. Je suis satisfait de mon niveau, mais je suis très exigeant envers moi-même ».
« Disputer une Coupe du Monde est le summum pour tout footballeur. Représenter son pays lors d’un Mondial est l’aboutissement ultime. C’est une ambition légitime, et je pense avoir mes chances. Une obsession ? Non, car cela deviendrait contre-productif. Je reste concentré sur mes performances en club », martèle-t-il.
Un style sans modèle unique : « Je l’ai toujours dit, je n’ai jamais eu de modèle absolu, même enfant. J’adore regarder le foot, même si j’ai moins de temps aujourd’hui. J’observais tous les gardiens, en essayant de piocher chez ceux qui avaient un style similaire au mien, mais je n’ai jamais eu de référence claire sur laquelle me calquer ».
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