Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé lundi 23 février 2026 à la nomination de Mohamed Lamine Lebbou comme premier responsable de la Banque d’Algérie, lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres tenue à Alger. Cette décision intervient dans un contexte de réformes et de défis monétaires importants pour l’économie nationale.
La Banque d’Algérie est l’autorité monétaire centrale du pays, chargée d’assurer la stabilité du dinar, de réguler le crédit bancaire et de préserver l’équilibre financier national. Elle joue, par ailleurs, un rôle central dans la conception et la mise en œuvre de la politique monétaire algérienne.
Un profil d’expertise pour un rôle stratégique
Mohamed Lamine Lebbou, âgé d’environ 48 ans, succède ainsi à Salah Eddine Taleb. Ce dernier avait été relevé de ses fonctions début janvier 2026, après avoir occupé la direction de l’institution monétaire depuis mai 2022. Entre-temps, c’est Mouatassem Boudiaf qui assumait l’intérim à la tête de la Banque d’Algérie.
Le nouveau premier responsable possède un parcours académique et professionnel solide, à la fois dans le secteur bancaire et financier. Il est titulaire d’une licence en sciences de gestion (option finances) obtenue à l’université Badji Mokhtar d’Annaba, puis d’une maîtrise en économie industrielle et d’un DEA en analyse économique des organisations à l’université des Frères Lumière (Lyon, France). Il est également titulaire d’un magistère, d’un doctorat en sciences économiques et d’une habilitation universitaire (HDR).
Avant sa nomination, M. Lebbou occupait le poste de directeur général de BEA International Bank en France, filiale du groupe Banque Extérieure d’Algérie, où il a dirigé le développement international de l’établissement. Il a également été directeur général de la Banque Nationale d’Algérie (BNA) et a exercé des responsabilités de direction dans plusieurs groupes économiques et institutions financières publiques et privées.
Des défis monétaires à relever
La nomination de Mohamed Lamine Lebbou intervient à un moment où la Banque d’Algérie est appelée à jouer un rôle plus affirmé face à des défis économiques structurants. Parmi ces priorités figurent notamment la maîtrise de l’inflation, le renforcement de la stabilité financière, la gestion prudente des réserves de change, l’orientation des flux de crédit vers l’investissement productif et l’accompagnement des réformes monétaires.
Les observateurs économiques estiment que la nomination d’un responsable au profil international et aux expériences diversifiées pourrait contribuer à renforcer la crédibilité de la politique monétaire algérienne et à soutenir la résilience du système financier national face aux pressions externes et aux mutations économiques.
S.F
