Les exportations de pétrole algérien vers l’espagne bondissent de 106% en un mois

 

Les exportations de pétrole algérien vers l’Espagne bondissent de 106% en un mois

Les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz ont redistribué les cartes de l’approvisionnement énergétique mondial, et l’Algérie en sort, au moins provisoirement, grande gagnante. En avril 2026, les exportations algériennes de pétrole vers l’Espagne ont enregistré une hausse de plus de 106% par rapport au mois précédent. Portées par la désorganisation des flux en provenance du Golfe. Un bond qui traduit à la fois l’opportunité saisie et les tensions structurelles qui continuent de peser sur la production nationale.

Les exportations algériennes de pétrole vers l’Espagne doublent en un mois sous l’effet de la crise d’Ormuz

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données de la plateforme Attaqa les importations espagnoles de pétrole brut et de produits algériens ont atteint 116 000 barils par jour en avril 2026, contre 56 000 barils par jour en mars. Soit un bond de 60 000 barils quotidiens en l’espace d’un seul mois.

La mécanique est directe. La fermeture du détroit d’Ormuz a interrompu une partie des approvisionnements en provenance des pays du Golfe. Forçant les raffineurs européens à se tourner en urgence vers des fournisseurs alternatifs. L’Algérie, par sa proximité géographique et ses capacités d’exportation, s’est positionnée comme un substitut naturel pour le marché ibérique.

L’Espagne représente l’une des destinations les plus importantes du pétrole algérien. En avril, elle a absorbé 13% du total des exportations algériennes d’hydrocarbures. Un poids loin d’être négligeable dans la structure commerciale du pays.

Un rebond conjoncturel qui ne masque pas un repli sur l’ensemble du début 2026

Le tableau reste cependant plus nuancé qu’il n’y paraît. Malgré la hausse spectaculaire d’un mois sur l’autre, le niveau d’avril 2026 (116 000 barils/jour) demeure inférieur à celui enregistré en avril 2025. Qui atteignait 152 000 barils par jour. La reprise est réelle, mais elle ne comble pas encore l’écart avec les performances de l’année précédente.

Plus révélateur encore, sur les quatre premiers mois de 2026, le volume moyen des exportations algériennes de brut et de produits s’est établi à 743 000 barils par jour. En recul par rapport aux 772 000 barils quotidiens enregistrés sur la même période en 2025. Une baisse de près de 4% qui signale une tendance de fond. Indépendante des soubresauts conjoncturels liés à la crise du Golfe.

Ce que révèle ce double mouvement est surtout la forte sensibilité des marchés énergétiques aux tensions géopolitiques et aux changements rapides des flux d’approvisionnement.

 

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