À l’occasion du mois sacré de Ramadhan, période marquée par un changement notable du rythme de vie des jeûneurs, il est important de rappeler que certaines habitudes peuvent malheureusement se traduire par des comportements à risque sur la route. Le jeûne, la fatigue et la modification des horaires de sommeil influencent la concentration et la vigilance des conducteurs, ce qui augmente le danger pour l’ensemble des usagers de la route. La protection civile algérienne met en garde contre trois moments particulièrement sensibles durant la journée à savoir tôt le matin, la conduite en état de fatigue, de somnolence ou après un sommeil insuffisant peut entraîner une baisse de vigilance, une diminution des réflexes, voire l’endormissement au volant. Juste avant l’iftar : Ces instants sont souvent marqués par la précipitation, l’excès de vitesse, les manœuvres dangereuses et l’énervement. La course contre la montre pour arriver à temps à la rupture du jeûne provoque chaque année de graves accidents de la circulation. La conduite nocturne : Après l’iftar, les déplacements augmentent. La baisse de visibilité, l’insuffisance d’éclairage de certains véhicules et la vitesse excessive sont autant de facteurs aggravants. La protection civile appelle ainsi tous les conducteurs à faire preuve de responsabilité, de patience et de prudence, en évaluant correctement les risques liés à la conduite dans ces conditions particulières. Respecter le code de la route, adapter sa vitesse, éviter la précipitation et s’assurer du bon état de son véhicule sont des gestes simples qui sauvent des vies. En ce mois de solidarité et de spiritualité, faisons de la sécurité routière une priorité collective.
Imen.B
