Tête d’affiche du gala célébrant le 120e anniversaire de Mundo Deportivo, Lamine Yamal a été honoré du prix du meilleur footballeur de la saison passée. Entre deux hommages, l’ailier du FC Barcelona s’est projeté sur l’avenir tout en balayant les critiques qui escortent parfois ses performances, quel que soit son apport sur le terrain.
Interrogé sur son excellente efficacité devant le but en ce début d’année 2026, avec cinq réalisations en neuf sorties, dont une série de quatre matchs consécutifs en trouvant le chemin des filets, le prodige de Rocafonda a tenu à nuancer : « Mon jeu ne se résume pas à mes statistiques. C’est un paradoxe récurrent : quand je joue bien, je ne marque pas, et quand je marque, je ne joue pas bien. Mon souhait est simplement de briller, d’aider l’équipe à gagner et de maintenir cette dynamique. »
Concernant le Ballon d’Or, l’international espagnol assure ne pas en faire un objectif immédiat : « Je n’y pense pas. C’est une distinction à laquelle on ne peut prétendre si on en fait une obsession. Cela dépend des trophées remportés, du niveau de jeu, des votes… Ce n’est pas une décision qui repose uniquement sur vos performances individuelles. Je veux avant tout prendre du plaisir et gagner avec le Barça et la sélection. »
Sur le plan collectif, le FC Barcelona entre désormais dans la phase cruciale de son exercice. Qualifiés pour le dernier carré de la Coupe du Roi, les Blaugranas ont désormais les huitièmes de finale de la Ligue des Champions en ligne de mire. « Le moment de vérité commence maintenant, et c’est là que les joueurs de talent de notre effectif doivent répondre présent. Je savoure cette période et je garde l’ambition de viser toujours plus haut », a martelé Lamine Yamal.
À l’approche des barrages européens, où se profilent des adversaires potentiels comme Monaco, Qarabag, Newcastle ou le Paris Saint-Germain, le jeune ailier reste serein : « Peu importe l’adversaire, le classement ne change rien à notre approche, si ce n’est une gestion différente de la récupération. Quel que soit le tirage, nous donnerons tout pour l’emporter. »
Enfin, il a désigné la Liga comme le trophée le plus symbolique à ses yeux : « C’est la compétition la plus exigeante car elle se joue sur la durée, et rien n’est jamais acquis avant le dénouement final. Comme la saison dernière, il faudra lutter jusqu’au bout, grappiller chaque point et ne rien lâcher. J’espère que nous y parviendrons. »
SELON BESOCCER
