Vinicius Jr est aujourd’hui l’une des stars du Real Madrid. Désormais dans sa huitième saison à la Maison Blanche, l’international brésilien a ouvert ses portes à Ibai. Le streamer espagnol a pu découvrir la facette la plus personnelle de l’attaquant, tout en s’immisçant dans les secrets du vestiaire ‘merengue’ et les ambitions de Ancelotti à la tête de la Sélection brésilienne.
Avec humour, le numéro 7 madrilène a révélé avoir endossé le costume de médiateur pour faciliter la venue de Kylian Mbappé : « Chaque été, j’écrivais à Mbappé : ‘Alors, tu viens quand ?’. Je me prenais un peu pour un agent. Je le contactais sur Instagram car nous n’étions pas encore très proches. Il me répondait, mais restait évasif. ‘On verra’, me disait-il. Et finalement, nous y sommes, nous jouons ensemble« .
Le Français n’est pas le seul à avoir été courtisé par le Brésilien. « J’ai fait la même chose avec Jude Bellingham. Je lui disais : ‘Tu ne peux pas aller ailleurs. Tu dois rejoindre le Real Madrid, c’est le plus grand club du monde' », a raconté le double vainqueur de la Ligue des Champions avec la ‘Maison Blanche’.
Interrogé sur ses affinités au sein du groupe, Vinicius a désigné Kylian Mbappé, Ferland Mendy et Eduardo Camavinga comme ses plus proches alliés : « On passe plus de temps ensemble qu’avec nos propres familles. Il est primordial de bien s’entendre. Cela fluctue selon les moments de la saison, entre les mariés, les célibataires… ».

Il a également rendu hommage à ses mentors, Karim Benzema et Luka Modric. « Karim est mon joueur préféré. On se comprenait d’un simple regard. Luka, lui, a quelque chose de spécial. Il me manque énormément. Il adore plaisanter, mais il a horreur de la défaite », a confié l’ailier, qui nourrit le regret de ne pas avoir croisé la route de Cristiano Ronaldo sous le maillot blanc.
Alors que les ‘Merengues’ préparent leur choc face à Benfica en barrages de la Ligue des Champions, Vini s’est dit prêt pour l’échéance. Il a d’ailleurs glissé un mot d’admiration pour l’ancien entraîneur du club José Mourinho, estimant que le technicien portugais « a changé l’histoire du club ».
Revenant sur les épopées européennes au Santiago Bernabéu, il a décrit cette foi inébranlable dans la victoire : « On sentait que la remontada allait arriver. Contre Manchester City, on est allés en prolongation avec la certitude qu’on gagnerait. Quand Joselu a marqué contre le Bayern, on n’a même pas eu besoin de regarder le tableau d’affichage. On savait que c’était pour nous avant même le coup de sifflet final« , a souligné le joueur.
Les sifflets adverses et l’éloge d’Ancelotti
Sur le climat parfois hostile des stades, l’attaquant relativise ses accrochages avec ses adversaires : « Ce qui se passe sur le terrain reste sur le terrain. Je pourrais jouer contre mon frère, je me battrais quand même. Quand j’affronte Raphinha, je défends mes couleurs avec acharnement, mais une fois le match terminé, on se souhaite le meilleur. C’est pareil avec le public. Je comprends que les supporters adverses me sifflent, c’est leur rôle car je suis là pour marquer contre eux. Le football, c’est ça. Tant qu’il n’y a pas d’insultes, les sifflets font partie du jeu ».
« Il y a le côté positif, avec les fans qui m’adorent à Madrid et au Brésil. Et il y a le revers de la médaille, la presse ou les supporters rivaux qui peuvent être virulents. Il faut savoir tout écouter. On ne peut pas se contenter des compliments ; les critiques permettent de savoir ce qu’il faut corriger. Je suis arrivé ici à 18 ans et j’ai énormément appris au contact de mes pairs. Je reste serein, même si la pression est parfois pesante. On cherche toujours l’excellence », a-t-il ajouté.
Évoquant la Sélection brésilienne, Vinicius s’est montré enthousiaste au sujet de Carlo Ancelotti, son mentor à Madrid : « Il a transformé le visage de la sélection. On joue mieux, on est plus épanouis. Pour moi, son arrivée est une bénédiction. C’est un peu comme un grand-père pour moi. À chaque appel, il me répète qu’on va gagner la Coupe du Monde. Il parle déjà portugais, il apprend à une vitesse folle ».

Pour le natif de São Gonçalo, voici ses favoris pour la Coupe du Monde : « Le Portugal, l’Espagne, la France et l’Argentine possèdent les meilleurs effectifs. L’Espagne produit toujours un jeu de grande qualité avec des joueurs exceptionnels ».
Enfin, Vini, qui suit un régime strict supervisé par un nutritionniste, a souligné l’importance de sa condition physique : « Mon jeu repose sur la vitesse, j’ai besoin d’être au top physiquement ». Pour conclure, il a dévoilé sa routine quotidienne, loin des projecteurs : « Entraînement le matin, déjeuner entre amis, deux heures de sieste, puis musculation et kiné. De 19h à minuit, c’est détente sur la Play avec les potes. On enchaîne les parties de Call of Duty et de FIFA« , a-t-il conclu.
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