Alors que l’affaire secoue le monde du football, l’UEFA n’a pas encore publié de communiqué officiel concernant les insultes racistes qu’aurait proférées Gianluca Prestianni à l’encontre de Vinicius Jr. L’incident se serait produit mardi soir lors du barrage aller de Champions League opposant Benfica au Real Madrid. Néanmoins, l’instance s’est exprimée par l’intermédiaire d’un porte-parole, dont les propos ont été relayés par des médias de référence tels que ‘The Athletic’ et ‘Sky Sports’. Le représentant a affirmé que l’institution est en train de compiler les éléments récoltés à l’Estádio da Luz ainsi que les observations du corps arbitral afin de définir une éventuelle sanction disciplinaire.
« Tout ce que nous pouvons dire pour le moment, c’est que nous examinons actuellement les rapports officiels des matchs joués hier soir. Lorsque des incidents sont signalés, les procédures d’usage sont ouvertes. Si elles débouchent sur l’imposition de sanctions, celles-ci seront annoncées dans la section disciplinaire du site de l’UEFA », a déclaré le porte-parole. À titre de comparaison, la décision la plus récente de l’instance concerne une amende de 50 000 euros infligée à Genk, assortie d’une interdiction de vente de billets pour son prochain match à l’extérieur suite à des jets de projectiles, un motif pour lequel les ‘Encarnados’ pourraient également être sanctionnés prochainement.
Pour l’heure, le club lisboète fait bloc derrière son joueur. Cette ligne de défense a été amorcée par l’entraîneur José Mourinho, tant en zone mixte qu’en conférence de presse. Le technicien portugais a affirmé ne vouloir accorder de crédit ni à l’Argentin ni au Brésilien, profitant de l’occasion pour reprocher à ce dernier d’avoir célébré son but devant les supporters locaux plutôt qu’avec ses coéquipiers. Ce geste aurait été l’élément déclencheur : Prestianni s’est alors couvert la bouche avec son maillot pour interpeller le joueur d’Álvaro Arbeloa, provoquant une confusion générale. Durant l’interruption de huit minutes décidée par l’arbitre, ‘The Special One’ a longuement parlementé avec le joueur incriminé ainsi qu’avec Kylian Mbappé.
Sur le plan institutionnel, le Benfica a diffusé une vidéo tendant à démontrer que plusieurs joueurs du Real Madrid, dont l’attaquant français, n’étaient pas assez proches de Prestianni pour entendre distinctement ses propos. Une version contestée par Mbappé qui, face aux médias, a maintenu avoir entendu l’insulte à cinq reprises. Il a d’ailleurs précisé avoir demandé à son coéquipier s’il souhaitait poursuivre la rencontre ou quitter le terrain, lui garantissant le soutien total de l’équipe. L’entraîneur madrilène a abondé dans ce sens, soutenu par d’autres cadres du vestiaire tels que Trent Alexander-Arnold, Eduardo Camavinga, Aurélien Tchouaméni et Fede Valverde, tous unis derrière leur partenaire.
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