Fidèle à son « modus operandi », l’Atlético de Madrid a une nouvelle fois payé son conformisme. Devant de deux buts (0-2) à la pause, les ‘Colchoneros’ ont fini par se mettre en danger tout seuls, sombrant dans une passivité contemplative que le Club Brugge a parfaitement exploitée pour arracher un nul spectaculaire (3-3).
L’allégorie de l’étudiant attendant l’imminence de l’examen pour se mettre au travail illustre parfaitement la prestation madrilène. Malgré un talent évident, les hommes de Simeone semblent incapables de se livrer totalement avant d’être dos au mur. En Belgique, alors qu’il aurait pu sceller le sort de la rencontre ou gérer son avance avec plus de maîtrise, l’Atlético s’est contenté du strict minimum, ne montrant son meilleur visage que lorsque sa situation devenait critique.
Les ‘Rojiblancos’ ne pouvaient pourtant rêver meilleure entame : suite à une main de Says dans la surface, Julián Álvarez ne tremblait pas pour transformer le pénalty initial. Malgré la pression du Club Brugge, les Madrilènes parvenaient à doubler la mise juste avant le repos. Sur l’ultime corner de la première période, Griezmann déviait le cuir pour Ademola Lookman, qui catapultait le ballon au fond des filets à bout portant (0-2).
Face à des Belges sonnés psychologiquement, la troupe de Diego Simeone a préféré spéculer plutôt que de porter l’estocade. Une erreur de jugement qui a redonné vie à un adversaire pourtant au bord du gouffre. Raphael Onyedika a d’abord réduit l’écart (1-2) en reprenant un ballon repoussé par Oblak, avant que Nicolò Tresoldi n’égalise neuf minutes plus tard, à la conclusion d’une passe de Diakhon.
Piqué au vif, l’Atleti a alors tenté de reprendre les commandes. Entré en jeu, Sorloth a frôlé le but de la tête sur la barre transversale avant de buter sur Mignolet en face-à-face. C’est finalement à la 79ème minute que les Madrilènes ont repris l’avantage : sur un centre tendu de Llorente, Ordóñez, sous la pression, déviait malencontreusement le ballon dans ses propres filets.
L’Atlético a-t-il alors cherché à tuer le match ? Une fois de plus, non. Et la sanction fut immédiate. À la 89ème minute, Christos Tzolis, idéalement servi par Onyedika, décochait une frappe croisée du gauche imparable pour Oblak. Replacé sur son aile de prédilection, le Grec a fait mouche. Si l’arbitre a d’abord signalé un hors-jeu, la VAR a finalement validé le but, punissant l’incapacité des Madrilènes à tirer profit de leur avantage.

SELON BESOCCER

