À moins de trois mois du coup d’envoi, les cinquième et troisième nations au classement FIFA ont pris leurs quartiers aux États-Unis pour s’acclimater à l’ambiance qui les attend en juin et juillet. Leur duel est prévu jeudi au Gillette Stadium, près de Boston.
L’antre des New England Patriots (NFL) sera le théâtre de leurs premières retrouvailles depuis exactement 11 ans. En mars 2015, au Stade de France, la Seleção l’avait emporté 1-3 après avoir été menée au score, grâce à des réalisations d’Oscar, Neymar et Luiz Gustavo.
Le Brésil sort d’éliminatoires sud-américains laborieux, marqués par six défaites en 18 matchs et une modeste cinquième place. Désormais, la Fédération mise sur la nomination de Carlo Ancelotti pour offrir au pays une véritable chance de décrocher une sixième Coupe du Monde, un record absolu qui lui échappe depuis 2002.
Après cette confrontation, les Brésiliens s’envoleront pour Orlando, en Floride, afin d’y défier la Croatie le 31 mars, l’équipe qui les avait éliminés du Mondial 2022 au stade des quarts de finale. Si l’absence de Neymar (34 ans), éloigné de la sélection depuis octobre 2023, alimente les débats, son retour n’est pas encore à l’ordre du jour.
« C’est un problème physique, pas technique. Balle au pied, il reste excellent, mais il doit monter en puissance athlétiquement, » a tempéré Ancelotti, interrogé sur l’absence de l’ancienne star du FC Barcelone et du Paris Saint-Germain, évoluant désormais à Santos.
« À mes yeux et pour mon staff, il n’est pas encore à 100 %. Il doit donc continuer à travailler pour retrouver son meilleur niveau. » En attendant, le leadership technique du Brésil incombe à l’attaquant du Real Madrid, Vinicius Junior. À noter les forfaits de plusieurs cadres comme le gardien Alisson Becker, le défenseur central Gabriel Magalhaes et le milieu de terrain Bruno Guimaraes.
Le groupe intègre toutefois la pépite Rayan (19 ans). Le jeune prodige, encore jamais capé, a forcé les portes de la sélection après avoir impressionné en Premier League avec Bournemouth depuis son transfert en provenance de Vasco da Gama en janvier.

Mbappé impatient d’en découdre
Côté français, tous les regards convergent, comme à l’accoutumée, vers Kylian Mbappé. Le capitaine tricolore tenait absolument à participer à ce rassemblement après avoir surmonté une alerte au genou pour rejouer avec le Real Madrid la semaine dernière. Si sa condition physique inquiétait l’Hexagone, le joueur de 27 ans a assuré que sa participation au Mondial ou à la fin de saison en club n’avait jamais été remise en cause.
« C’est derrière moi. J’ai suivi un protocole strict et je voulais reprendre progressivement. J’espère avoir du temps de jeu durant cette trêve internationale et recommencer à être décisif, » a-t-il confié lundi, juste avant le décollage de l’équipe pour les États-Unis.
La France, qui a enregistré le forfait du défenseur d’Arsenal William Saliba, remplacé par Maxence Lacroix (Crystal Palace), séjourne dans le même hôtel de Boston qui lui servira de camp de base durant la Coupe du Monde.
Ce tournoi marquera le chant du cygne du sélectionneur Didier Deschamps après 14 ans de mandat, alors que l’ombre de Zinedine Zidane plane déjà sur sa succession. « Je connais son nom, » a glissé le président de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo, au quotidien Le Figaro cette semaine, interrogé sur l’après-Deschamps.
S’il refuse de nommer explicitement Zidane, il est difficile d’imaginer que Diallo songe à un autre profil. Pour rappel, la dernière confrontation officielle entre les deux nations remonte au Mondial 2006, où la France avait terrassé le Brésil (1-0) en quarts de finale grâce à un but de Thierry Henry et un récital de Zidane.
Si la logique est respectée et que les deux favoris terminent en tête de leurs groupes respectifs lors de la prochaine Coupe du Monde, ils ne pourraient se retrouver qu’en finale. Atteindre ce stade est l’objectif ultime des deux formations, et le choc de jeudi fera office de baromètre idéal avant le grand rendez-vous.
SELON BESOCCER


