Majorque a vécu une soirée historique en s’imposant 2-1 face au Real Madrid. Ce duel intense et palpitant, décidé dans les derniers instants, a plongé l’Estadi de Son Moix dans une véritable extase.
Dès l’entame, le Real Madrid a pris le contrôle des débats, se créant les premières opportunités, notamment par Kylian Mbappé qui s’est vu refuser un but dès la deuxième minute. Si la pression madrilène est restée constante, elle s’est heurtée à un Léo Román en état de grâce. Le portier a multiplié les parades décisives pour écoeurer les attaquants adverses.
Plus organisé et patient, le Mallorca a misé sur des transitions rapides et le jeu de tête de Vedat Muriqi, poison constant pour l’arrière-garde merengue. Contre le cours du jeu, l’efficacité a choisi son camp à la 41e minute : ouverture du score pour Majorque ! Sur une passe millimétrée qui a transpercé la défense, Manu Morlanes a fait preuve d’un sang-froid exemplaire pour tromper le gardien.
Au retour des vestiaires, le Real Madrid est revenu avec des intentions encore plus offensives. Les entrées de Vinícius Júnior et Jude Bellingham ont apporté un surplus d’intensité, tandis que Tchouaméni a tenté de forcer le verrou de loin. Pourtant, le Mallorca est resté menaçant en contre, manquant de peu de doubler la mise.
Alors que le temps s’égrenait, la formation d’Alvaro Arbeloa a jeté toutes ses forces dans la bataille. Une abnégation récompensée à la 89e minute : égalisation du Real Madrid ! Sur un corner botté avec une précision chirurgicale par Trent Alexander-Arnold, Éder Militão s’est élevé avec autorité pour placer une tête imparable.
Mais le scénario réservait un ultime coup de théâtre. À la 90+1e minute, le stade a de nouveau chaviré : but pour Majorque ! Vedat Muriqi, surnommé le ‘Pirate’, a fait étalage de tout son instinct de finisseur. Après un contrôle plein de classe, il a déclenché une frappe fulminante, ne laissant aucune chance au portier adverse.
Malgré les ultimes tentatives désespérées du Real Madrid, le Mallorca est resté solide et compact pour verrouiller ce succès mémorable.
Le grand artisan de cet exploit restera Vedat Muriqi, chirurgical au moment opportun, soutenu par un Léo Román auteur d’une prestation monumentale. De son côté, le Real Madrid aura payé cher son manque de réalisme, malgré une domination territoriale nette pendant une grande partie de la rencontre.
SELON BESOCCER


