À la suite de la récente visite effectuée dans la commune d’El Hadjar par les autorités locales, plusieurs citoyens ont tenu à exprimer leurs préoccupations quant à certaines réalités quotidiennes qui, selon eux, ne reflètent pas entièrement la situation vécue sur le terrain.
Parmi les principales préoccupations soulevées figure la question du marché de proximité. Des habitants indiquent que la commune ne dispose pas, depuis plusieurs années, d’un véritable marché de proximité fonctionnel. Bien que deux marchés couverts existent, ils se trouvent aujourd’hui dans un état d’abandon avancé. Quant à l’espace présenté comme marché temporaire, il s’agirait, selon les habitants, d’une salle de sport utilisée occasionnellement pendant le mois sacré de Ramadhan, ce qui prive à la fois les jeunes de leur infrastructure sportive et les citoyens d’un lieu permanent pour s’approvisionner en produits de base tels que les fruits et légumes. Certains estiment également que les infrastructures sportives devraient relever davantage de la gestion de la direction de la jeunesse et des sports afin d’assurer un entretien et une exploitation appropriés.
Les citoyens évoquent également l’état des routes, affirmant que certaines chaussées récemment réalisées se sont rapidement dégradées après leur mise en service, suscitant l’incompréhension des habitants qui ont longtemps attendu ces projets. Selon eux, la problématique ne concernerait pas uniquement les entreprises de réalisation, mais également les bureaux d’études et les instances chargées du suivi technique des projets. La question du transport public constitue par ailleurs un autre point de préoccupation, plusieurs habitants décrivant la situation comme particulièrement difficile au sein de la commune.
Dans le même contexte, certains quartiers sont décrits comme souffrant d’un manque de prise en charge en matière d’aménagement urbain et de services publics. Des habitants citent notamment le quartier de Mars Amar, où la visite officielle aurait concerné des points précis seulement, alors que d’autres zones, notamment du côté de la cité ‘’En-Noor’’ (Bouaazdia), connaissent selon eux des difficultés importantes. La cité ‘’Mahdjoub Mohamed Salah’’ ainsi que plusieurs zones rurales comme ‘’Zâamcha’’, Chaoui Mabrouk, Houchat Derradji, El Ouahat seraient également confrontés, d’après les témoignages recueillis, à un déficit en matière de transport et d’infrastructures de base.
À travers ces préoccupations, les citoyens affirment ne pas revendiquer l’impossible, mais aspirer simplement à de meilleures conditions de vie, à davantage de développement local et à des services publics répondant aux attentes de la population. Ils espèrent ainsi que ces préoccupations seront prises en considération afin d’améliorer le quotidien des habitants de la commune.
S.F
