Gendarmerie Nationale
Chaque jour, sur les routes d’Algérie, des vies s’effondrent sous les roues de conducteurs qui se prennent pour les souverains du bitume.
Face à cette hécatombe silencieuse, la Gendarmerie nationale passe à l’offensive en retournant l’arme de la surveillance contre les irréductibles de l’infraction. Dans un appel solennel via sa page Tariki, elle ne demande plus seulement aux automobilistes de respecter le code, mais aussi de dénoncer ceux qui ne le respectent pas.
Exit le temps où l’automobiliste se contentait d’observer, impuissant, les démonstrations de vitesse ou les dépassements hasardeux. Désormais, chaque Algérien muni d’un smartphone peut devenir un auxiliaire de la loi. L’institution militaire invite la population à signaler sans délai les comportements dangereux qui transforment les axes routiers en zones de non-droit.
Sécurité routière : la Gendarmerie nationale appelle à la mobilisation citoyenne pour débusquer les comportements à risque
Ainsi, la Gendarmerie vise à débusquer les chauffards qui, trop souvent, échappent aux contrôles traditionnels. Pour donner de l’efficacité à cette démarche, les autorités ont défini avec précision les infractions prioritaires. Il ne s’agit pas d’une chasse aux erreurs mineures, mais bien d’une traque ciblée contre les actes les plus létaux.
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Voici les comportements qui doivent alerter immédiatement tout témoin :
- L’excès de vitesse flagrantet les dépassements dans les zones dangereuses, où le moindre écart peut virer au drame.
- Le changement intempestif de filesans signalement, une manœuvre erratique qui désorganise le flux de la circulation.
- L’usage du téléphone au volant, un fléau qui détourne le regard de la route et multiplie les risques de collision.
- Le non-respect des feux de signalisationet des marquages au sol, un mépris des règles qui crée le chaos à chaque carrefour.
- La conduite en sens interdit ou sans éclairagela nuit, des pratiques suicidaires qui mettent en danger l’ensemble des usagers.
De l’indignation silencieuse à l’action civique : un virage culturel
En lançant cette campagne, la Gendarmerie nationale ne cherche pas seulement à multiplier les procès-verbaux. Elle aspire à un changement profond dans la culture routière algérienne. Pendant trop longtemps, l’indignation face à une conduite dangereuse restait confinée à l’habitacle, un sentiment de colère qui s’évanouissait une fois le danger passé.
Désormais, l’institution transforme cette émotion en acte civique. Le message est martelé : le signalement ne relève pas de la délation, mais d’une responsabilité morale. Derrière chaque infraction signalée, il y a la promesse d’une vie préservée, d’un drame évité. C’est une invitation à sortir de la passivité pour construire, ensemble, un espace routier plus sûr.
