Sous les ordres de Xabi Alonso jusqu’au terme de l’année civile, Endrick n’aura fait que de brèves apparitions sous le maillot du Real Madrid, ne cumulant que 99 minutes de jeu. Entre pépins physiques et un rôle marginal dans la rotation, se retrouvant même derrière Gonzalo dans la hiérarchie, l’international brésilien a profité du mercato hivernal pour s’offrir un nouveau départ à l’Olympique Lyonnais. Une adaptation éclair : devenu la nouvelle sensation du football français, il a encore brillé ce mercredi d’un superbe but, portant son total à cinq réalisations en seulement cinq apparitions sous les couleurs des ‘Gones’.
Ce rendement impressionnant tranche radicalement avec le marasme offensif qui frappe la Maison Blanche en ce début d’année. Tandis que Vinicius Jr. cherche encore son second souffle devant le but, Mastantuono et Rodrygo traversent une zone de turbulences, alors que Brahim peine à peser depuis son retour de la CAN. Avec Bellingham à l’infirmerie, le Real a perdu sa force de frappe en provenance de la deuxième ligne, soulevant une interrogation légitime : le club a-t-il laissé filer son efficacité avec le départ d’Endrick ?
A Lyon, l’impact du Brésilien est indéniable. Dès ses débuts, il débloquait son compteur face à Lille lors d’un succès 1-2, célébré comme une véritable libération. Décisif avec une passe décisive contre Brest (2-1), il a ensuite frappé un grand coup en Ligue 1 avec un triplé retentissant sur la pelouse de Metz (2-5). Après être resté muet lors d’un nouveau duel face aux Lillois (1-0), l’attaquant a retrouvé le chemin des filets ce mercredi en Coupe de France contre le Stade Lavallois (2-0). Sa frappe puissante à l’entrée de la surface a scellé la qualification pour les quarts de finale et acté son cinquième but sur le sol français.
Fort de ses cinq réalisations entre championnat et coupe depuis son arrivée, Endrick trône déjà parmi les gâchettes les plus fines de l’Hexagone sur la période. En France, seuls Mason Greenwood et Amine Gouiri, les deux fers de lance de l’Olympique de Marseille, ont réussi à trouver le chemin des filets plus souvent toutes compétitions confondues, avec six unités chacun.
Du côté de Madrid, les statistiques confirment les regrets potentiels. Depuis le départ du prodige, Asencio et Bellingham n’ont trouvé la faille qu’à une seule reprise ; Mastantuono et Gonzalo comptent deux buts, tandis que Vinicius Jr. en compte trois Des chiffres bien inférieurs à ceux d’Endrick, d’autant que ce dernier a eu besoin de beaucoup moins de temps de jeu pour les inscrire. Dans l’effectif merengue actuel, seul Kylian Mbappé, avec huit buts en six confrontations, affiche un bilan supérieur.
L’atout maître sur l’aile droite ?
S’il a alterné les rôles pour ses premiers pas lyonnais, le Brésilien a débuté plusieurs rencontres sur le flanc droit. Un poste qu’il avait parfois occupé sous les ordres de Carlo Ancelotti, mais délaissé par Xabi. Dans cette position, il martyrise les défenses adverses, profitant d’une grande liberté pour repiquer dans l’axe et s’engouffrer dans la surface de réparation.
SELON BESOCCER

