Le FC Barcelone vit au rythme des futures élections, tout comme Deco, qui associe son destin à celui de Joan Laporta, comme il l’a confié dans les colonnes de ‘SPORT’. Si Víctor Font a déjà prévenu qu’en cas de victoire, le Portugais ne serait pas reconduit à la tête de la direction sportive, l’ancien milieu de terrain assure ne pas s’accrocher à son poste, tout en restant passionné par le projet actuel. Il s’est longuement confié sur l’évolution du vestiaire et sur les piliers d’une équipe qui ambitionne de tout rafler.
L’année a notamment été marquée par le départ d’un talent de La Masia : Dro Fernández. Son exode vers le Paris Saint-Germain a jeté un froid chez les supporters ‘blaugranas’. « Il a décidé de quitter le club. Il n’y a pas d’autre institution comme le FC Barcelone, mais il n’est pas le seul à être parti. Nous passons des heures au centre de formation avec les joueurs, mais nous ne sommes ni dans leur quotidien, ni dans leur tête. Il aurait encore pu évoluer avec les jeunes et disputer la Youth League, car c’est ce qui correspond à son âge », tempère Deco.
« Cette affaire a pris de l’ampleur car c’est un joueur qui était intégré à la dynamique de l’équipe première. Il disposait d’une clause et nous n’avons pas eu le temps de le prolonger. Nous avions un accord avec son agent qui prévoyait de nous asseoir à la table des négociations dès que le joueur aurait 18 ans. Finalement, tout s’est précipité et il n’y a plus rien à ajouter », révèle le directeur sportif.
Autre figure centrale : Lamine Yamal. Sa progression fulgurante s’accompagne d’un apprentissage constant : « On apprend de tout dans la vie. Chacun a sa propre histoire. Il a sans doute connu la première blessure de sa carrière. Et forcément, comment gères-tu cela quand c’est une situation inédite pour toi ? Toutes ces expériences aident à grandir. Je pense que Lamine possède un avantage sur les autres : il est très intelligent et a beaucoup appris. Il est vif d’esprit et assimile les choses à une vitesse folle ».
« Quand un footballeur, quel que soit son âge, s’investit à 100 % dans la vie du club, c’est extrêmement positif. Nous traitons tout le monde sur un pied d’égalité, même si chacun a son univers et ses particularités. Certains sont mariés, ont des enfants, d’autres non… Nous sommes ravis de voir les joueurs évoluer, que ce soit sur le plan sportif ou personnel. Nous voyons un joueur impliqué, épanoui, qui prend du plaisir et qui applique ce qu’on lui demande. On ne peut pas exiger d’un jeune de 18 ans qu’il sache déjà tout. C’est là que notre rôle intervient : les accompagner et les épauler », a-t-il ajouté.
Concernant Fermín López, les sollicitations n’ont pas manqué cet été : « Il a dû cravacher pour en arriver là. Il a su franchir un cap et atteindre un niveau impressionnant. Il a fait l’objet d’une offre cet été, mais nous ne souhaitions pas vendre et le montant ne correspondait pas à sa valeur réelle. Les clubs sont libres de tenter leur chance, mais cela n’entrait pas dans nos plans. Nous estimions que le meilleur moment pour le prolonger était maintenant. Nous aurions pu attendre la fin de saison, mais au vu de son apport, cela nous semblait trop tard ».
Le projet est désormais porté par Hansi Flick, l’entraîneur choisi pour succéder à Xavi. « Nous étions à la croisée des chemins : poursuivre sur la voie tracée par Xavi ou chercher une alternative. Ce n’est pas une décision prise à la légère. Ce qui nous a séduits, c’est sa connaissance encyclopédique du football. Ensuite, le calme olympien avec lequel il exposait ses idées, qui étaient en parfaite adéquation avec les nôtres. Nous ne voulions pas faire table rase du passé ni repartir de zéro. Nous pensions qu’avec quelques ajustements, nous serions capables de rivaliser. Nous constatons aujourd’hui que sa vision colle parfaitement à l’identité du club », a-t-il conclu.
SELON BESOCCER

