Véritable icône du Real Madrid et du FC Barcelone, Luis Figo s’est confié sur le métier d’entraîneur lors de son passage dans l’émission ‘Figosofadas’, produite par ‘Betfair’ dont il est l’ambassadeur. L’ancien capitaine du Portugal a désigné José Mourinho, actuellement sur le banc de Benfica, comme l’un des meilleurs entraîneurs qu’il ait côtoyés durant sa carrière. Figo a partagé la route du ‘Special One’ à trois reprises : d’abord au Sporting CP lorsqu’il était le traducteur de Bobby Robson, puis au FC Barcelone comme adjoint, et enfin à l’Inter lors de ses dernières années sur les terrains. Pour Figo, l’avenir de son compatriote est tracé : il dirigera un jour le Portugal.
« Je connais José depuis de longues années. Je l’ai rencontré au Sporting CP alors qu’il assistait Bobby Robson, puis je l’ai retrouvé à Barcelone dans ce rôle d’adjoint-traducteur sous Robson et Van Gaal. Enfin, j’ai eu le bonheur de retravailler avec lui à l’Inter, prolongeant même d’une saison pour le simple plaisir de jouer sous ses ordres », a reconnu Figo. Selon lui, Mourinho finira inévitablement par prendre les rênes de l’équipe nationale. « Nous avons traversé de nombreuses étapes ensemble et je pense qu’il est logiquement destiné à avoir, un jour, l’opportunité d’entraîner la Sélection Portugaise », a-t-il ajouté.
Quant à l’éventualité de voir Mourinho s’asseoir à nouveau sur le banc du Real Madrid, l’ancien Ballon d’Or reste prudent. « C’est le destin qui décidera. Si leurs chemins se croisent de nouveau, il faudra voir comment l’alchimie opère« , a commenté Figo, sans écarter cette option mais sans s’y attarder davantage.
« J’aurais aimé évoluer sous les ordres de Guardiola, Zidane ou Luis Enrique… »
Sur un plan plus hypothétique, Figo a confessé qu’il aurait adoré être dirigé par certains de ses anciens coéquipiers devenus des références mondiales sur le banc de touche. « J’aurais aimé découvrir la différence entre le joueur que j’ai connu et l’entraîneur de renom qu’ils sont devenus, comme Guardiola, Zidane, Raúl ou Luis Enrique. J’ai eu la chance de les côtoyer sur le terrain, mais j’aurais aussi aimé connaître leur vision en tant qu’entraîneurs », a expliqué l’ambassadeur de ‘Betfair’.
Parmi ces anciens partenaires, l’ascension de Zidane l’a particulièrement surpris. « J’ai été étonné que Zizou veuille devenir entraîneur, car il avait un tempérament très introverti. À l’époque, je n’imaginais pas qu’il s’épanouirait autant dans ce rôle et qu’il connaîtrait un tel succès. En revanche, pour Guardiola, Raúl ou Luis Enrique, c’était prévisible. Certains se détachaient par leur profil, leur charisme ou leur curiosité tactique… mais tous partagent cette même passion insatiable envers le football », explique Figo.
« Surpris que Hierro n’ait pas persisté sur un banc »
Celui qui fut sacré Ballon d’Or en l’an 2000 avoue également sa surprise concernant Fernando Hierro. « Hierro était un capitaine naturel, un leader né. Il aurait fait un excellent entraîneur, mais il a finalement privilégié la direction sportive », se remémore le Portugais.
Interrogé sur son propre refus de devenir coach, Luis Figo botte en touche avec humour : « C’est parce que je connais trop bien les joueurs ! Plus sérieusement, quand j’ai mis un terme à ma carrière, j’étais épuisé mentalement et physiquement. J’avais besoin d’une transition et j’ai fini par opter pour la gestion administrative« , précise-t-il.
« Mon coach idéal serait un mélange de Mou, Scolari, Queiroz et Del Bosque »
S’il avait dû franchir le pas, Figo sait exactement de quelle philosophie il se serait inspiré. « J’apprécie énormément les entraîneurs néerlandais que j’ai connus, comme Cruyff ou Van Gaal. Cruyff m’a fasciné à mon arrivée à Barcelone. Sa vision du beau jeu, son sens du placement, son obsession pour l’offensive… J’ai eu le privilège de m’entraîner sous ses ordres lors de sa dernière année de carrière », détaille-t-il.
« Mon entraîneur idéal ? J’aurais aimé être un mélange de la méthodologie de Mourinho, du management d’hommes de Scolari, de la science de la formation de Carlos Queiroz et de la sagesse de Del Bosque. Ce serait, pour moi, le profil parfait », ajoute un Figo qui souligne l’importance capitale de Vicente del Bosque lors de son transfert à la Maison Blanche. « Il a été essentiel à mon arrivée au Real Madrid, aussi bien pour sa gestion de la situation que pour tout ce qu’il m’a enseigné », a-t-il commenté à propos de l’homme qui a mené l’Espagne au sacre mondial lors de la Coupe du Monde 2010.
Enfin, il admet que le départ de Del Bosque du Real Madrid fut un véritable séisme. « Ce fut une immense surprise. Personne ne s’y attendait, et moi encore moins. La transition a été délicate avec l’arrivée de Carlos Queiroz, compte tenu du contexte », glisse-t-il pudiquement. « Mais au final, ces décisions appartiennent à la direction et au président. Nous, les joueurs, nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à donner le meilleur de nous-mêmes au quotidien. Mais oui, ce fut un choc. Personne ne s’y attendait », conclut Figo.
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