Sous l’impulsion du fonds Qatar Sports Investments, l’investissement colossal du PSG aura mis 14 ans pour toucher au but : soulever la Ligue des Champions. Un sacre qui a nécessité une véritable révolution culturelle, le club délaissant sa politique de superstars au profit d’un modèle collectif huilé sous la houlette de Luis Enrique.
Vitinha s’est imposé comme l’une des figures de proue de cette nouvelle ère. Recruté en 2022 en provenance de Porto, le milieu de terrain portugais a franchi un palier pour devenir la plaque tournante de l’entrejeu parisien.
À ses débuts dans la capitale, Vitinha a partagé le vestiaire avec trois légendes du football mondial : Neymar, Kylian Mbappé et Lionel Messi. Malgré le génie pur de ce trio, le groupe n’était jamais parvenu à hisser le PSG sur le toit de l’Europe.
Interrogé par Canal 11, le numéro 17 a expliqué qu’un empilement de talents ne garantit pas la meilleure alchimie sur le terrain.
« On ne peut pas se permettre d’avoir un, deux ou trois joueurs qui ne courent pas. Ce sont certains des meilleurs joueurs de l’histoire, mais ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux pour l’équilibre de l’équipe », a-t-il analysé.
Le virage stratégique du PSG
La transformation a réellement pris forme lors de la saison 2023/24, marquée par l’arrivée de Luis Enrique et une refonte profonde de l’effectif. Les départs de Messi et Neymar ont redistribué les cartes, laissant temporairement Mbappé comme unique pôle d’attraction offensive.
Cette transition a connu des remous, notamment avec une élimination en demi-finale de la Ligue des Champions face au Borussia Dortmund, avant que Mbappé ne décide à son tour de clore son chapitre parisien.
Le collectif selon Luis Enrique
Désormais libéré de toute dépendance envers une individualité unique, Luis Enrique a instauré un dogme basé sur l’intensité et le sacrifice collectif. Pour Vitinha, cette nouvelle mentalité a été le moteur de la progression de l’équipe.
Le métronome portugais souligne que chaque joueur participe activement au pressing et à la récupération du ballon, une exigence devenue la signature tactique du club.
« C’est là que réside la différence du PSG actuel. Les attaquants pressent les latéraux comme des acharnés. On voit des joueurs comme Ousmane Dembélé ou Gonçalo Ramos harceler très haut et être les premiers à déclencher le marquage », a-t-il argumenté.
Selon Vitinha, ce changement de paradigme a été décisif dans les récents succès du club, qui privilégie désormais la force du bloc à l’éclat intermittent des stars.
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