Souvent pointée du doigt pour son pragmatisme parfois austère cette saison, la formation de Mikel Arteta a cette fois fait parler la poudre avec deux buts de grande classe pour sceller sa qualification (3-1 sur l’ensemble des deux matchs) à l’Emirates Stadium. Eberechi Eze a débloqué la situation d’un missile lointain en fin de première période, avant que le sang-froid de Declan Rice ne vienne doucher les derniers espoirs d’un Leverkusen dépassé après la pause.
Si Arsenal avait dû s’en remettre à un penalty tardif de Kai Havertz pour arracher le nul (1-1) à l’aller la semaine passée, les Londoniens se sont montrés bien plus souverains lors de cette manche retour, atteignant les quarts de finale pour la troisième saison consécutive.
Éliminé par le Paris Saint-Germain dans le dernier carré l’an dernier, Arsenal retrouvera le Sporting Lisbonne au prochain tour. Le club portugais a signé une remontée spectaculaire, effaçant un déficit de trois buts pour écarter Bodo/Glimt (5-3 au cumulé). Un adversaire que les « Gunners » connaissent bien pour l’avoir écrasé 5-1 à Lisbonne lors de la phase de poules la saison dernière.
Cette victoire face au Bayer constitue le tremplin idéal dans la quête d’un premier trophée depuis six ans pour Arsenal, qui défiera Manchester City en finale de la Coupe de la Ligue à Wembley ce dimanche. Toujours en lice pour un quadruplé historique, le club dont le dernier sacre remonte à la FA Cup 2020 compte neuf points d’avance sur City en tête de la Premier League, alors qu’il court après un titre de champion d’Angleterre depuis 22 ans.
Les hommes d’Arteta devraient également retrouver Southampton (D2) en quarts de finale de la FA Cup plus tard en avril. Une saison aux allures d’épopée pour Arsenal, qui n’a jamais remporté la Ligue des Champions, échouant lors de sa seule finale disputée en 2006 face au FC Barcelone.
Buteur face à Everton dimanche dernier pour devenir le plus jeune réalisateur de l’histoire de la Premier League, le prodige de 16 ans Max Dowman a débuté sur le banc. Arsenal n’a finalement pas eu besoin de sa jeune sensation pour passer Leverkusen au fil de l’épée.
Arsenal implacable
Dès le coup d’envoi, une déferlante rouge s’est abattue sur la surface allemande et Gabriel Magalhaes a manqué de peu l’ouverture du score, sa tête sur un corner de Bukayo Saka fuyant le cadre. Dans la foulée, une frappe puissante de Leandro Trossard à l’entrée de la surface a contraint Janis Blaswich à une parade de grande classe.
Alliant intelligence de jeu et vitesse d’exécution, Arsenal a littéralement déchiqueté l’arrière-garde du Bayer. Saka a d’abord buté de la tête sur Blaswich, avant que le portier de Leverkusen ne réalise un véritable exploit sur une tentative à bout portant de Trossard. Blaswich a multiplié les miracles, s’interposant encore face au Belge avant de repousser la reprise de Ben White dans la foulée.
Il fallait un geste d’exception pour tromper la vigilance d’un gardien en état de grâce, et Eze a répondu présent. La domination territoriale des Gunners a été récompensée à la 36e minute : Eze a contrôlé le cuir à l’entrée de la zone de vérité, s’est retourné instantanément et a décoché une frappe foudroyante venue se loger dans la lucarne opposée.
Seule ombre au tableau pour Eze, une célébration confuse où le milieu de terrain a pointé par erreur le logo de l’équipementier Adidas sur sa poitrine au lieu de l’écusson du club. L’essentiel est ailleurs : ce premier but en Ligue des Champions pour le joueur de 27 ans confirme son renouveau sous les couleurs d’Arsenal après un transfert estival en provenance de Crystal Palace.
Asphyxiant Leverkusen par un pressing incessant, Arsenal a manqué de doubler la mise dès le retour des vestiaires, la frappe enroulée de Trossard frôlant la transversale. La sentence est finalement tombée à la 63e minute grâce à Declan Rice.
Après avoir récupéré le ballon très haut dans le camp adverse, Rice s’est projeté vers la surface avant d’ajuster Blaswich d’une finition clinique, signant ainsi son premier but en Ligue des Champions cette saison.
SELON BESOCCER


