Déjà en ballottage très favorable après son succès lors de la demi-finale aller à Tyneside en janvier, la troupe de Pep Guardiola a parachevé son œuvre avec autorité à l’Etihad Stadium.
Omar Marmoush s’est offert un doublé durant la première période de ce match retour, entourant une réalisation signée Tijjani Reijnders. Si Anthony Elanga a réduit la marque après la pause, la victoire totale de City (5-1 sur l’ensemble des deux confrontations) propulse le club en finale de la Coupe de la Ligue pour la première fois depuis 2021.
Le choc entre City et Arsenal est programmé le 22 mars dans l’enceinte mythique de Wembley, au lendemain de la qualification des Gunners, actuels leaders de Premier League, face à Chelsea.
Retrouver ce stade mythique agit comme un véritable baume au cœur pour Guardiola, quelques jours après la frustration d’avoir concédé le nul après avoir mené de deux buts contre Tottenham (2-2), un sérieux coup d’arrêt dans la course au titre.
À l’aube d’un déplacement périlleux à Liverpool ce week-end, City accuse six longueurs de retard sur Arsenal en championnat. La Coupe de la Ligue fut le premier trophée glané par Guardiola à City en 2018, déjà face à Arsenal. À l’époque, l’actuel entraîneur des Londoniens, Mikel Arteta, officiait comme adjoint du technicien espagnol.
City a ensuite régné sur la compétition les trois années suivantes, mais n’a plus soulevé le trophée depuis 2021. Cette semaine, Guardiola a manié le sarcasme et les statistiques pour défendre son club face aux accusations liant ses succès à la seule puissance financière de ses propriétaires émiratis.
L’entraîneur mancunien a rappelé que six écuries anglaises avaient davantage investi que la sienne ces cinq dernières années, tout en sachant qu’il ne convaincrait jamais ses détracteurs. Pour étouffer les bruits de couloir — et les suggestions croissantes d’un déclin de City — Guardiola n’a qu’une solution : empiler les titres.
Après une saison dernière conclue sans le moindre trophée pour la première fois en huit ans, Guardiola compte bien mettre fin à cette disette aux dépens d’Arsenal.
Un City souverain
En prévision du choc dominical face à Liverpool, Guardiola avait procédé à six rotations, laissant notamment Erling Haaland, Rodri et Rayan Cherki sur le banc.
Alors que Haaland restait sur une série de seulement deux buts lors de ses 11 dernières sorties toutes compétitions confondues, sa doublure a eu un impact immédiat : Marmoush a ouvert le score pour City avec une pointe de réussite dès la septième minute.
Marmoush s’est engouffré dans la surface de Newcastle et, sur un tacle désespéré de Dan Burn, le ballon a rebondi sur l’attaquant égyptien avant de lober le gardien. Dans la foulée, James Trafford a préservé l’avantage des Sky Blues en s’interposant avec autorité dans les pieds de Joe Willock.
Anthony Gordon a ensuite cru égaliser en se présentant seul face à Trafford, mais le dernier rempart mancunien a réalisé une parade vitale. Ces occasions manquées furent le chant du cygne pour Newcastle, City pliant définitivement l’affaire avant la pause.
Marmoush a doublé la mise à la 29e minute, reprenant le cuir de la tête à bout portant après un centre d’Antoine Semenyo mal repoussé par Kieran Trippier.
Cette action, point d’orgue d’une contre-attaque incisive, a été suivie d’une nouvelle incursion chirurgicale à la 32e minute. Reijnders a mené l’offensive, servant Semenyo avant de se projeter dans la surface pour conclure le service en retrait du Ghanéen d’une frappe croisée imparable.
En gestion durant la seconde période, City a vu Elanga sauver l’honneur à la 62e minute, l’ailier trouvant le petit filet opposé après un slalom dans la défense.
SELON BESOCCER

