L’état des lieux de l’industrie automobile en Algérie : Obstacles et perspectives

 

 

Industrie automobile en Algérie

Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a révélé que le principal obstacle au démarrage effectif de la fabrication automobile par les entreprises ayant obtenu des licences préalables réside dans la disponibilité du foncier industriel.

Selon le ministre, deux entreprises ont obtenu une autorisation préalable, laquelle ne permet pas encore d’entamer la production. Les études menées jusqu’à présent par la commission technique ont abouti à la délivrance de deux licences préalables et à l’agrément d’une seule activité de fabrication automobile.

L’état des lieux de l’industrie automobile en Algérie : Obstacles et perspectives

L’industrie automobile algérienne est confrontée à des défis majeurs, notamment en ce qui concerne l’accès au foncier industriel. Cette problématique entrave le démarrage effectif de la production pour les entreprises ayant déjà obtenu les licences nécessaires. Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a souligné l’importance de résoudre cette question pour dynamiser le secteur.

Bien que deux entreprises aient reçu une autorisation préalable, celle-ci ne suffit pas pour lancer la production. Les études techniques ont mené à l’octroi de deux licences préalables et à l’approbation d’une seule activité de fabrication automobile, signe d’un processus rigoureux et sélectif.

Stellantis en phase de production : Un signal positif pour l’industrie

Yahia Bachir a précisé que le groupe italien Stellantis (Fiat) est déjà entré en phase de fabrication, marquant ainsi une étape concrète dans le développement de l’industrie automobile nationale. Cette avancée significative témoigne du potentiel de l’Algérie à attirer des investissements étrangers et à développer une industrie automobile compétitive.

La mise en production par Stellantis représente un signal positif pour l’ensemble du secteur, incitant d’autres constructeurs à accélérer leurs projets. Cela démontre également la capacité de l’Algérie à respecter ses engagements et à offrir un environnement favorable aux investissements.

Les défis de Chery et Hyundai : L’attente du foncier industriel

En revanche, le constructeur chinois Chery, qui a obtenu sa licence préalable le 3 octobre 2024, reste en attente de l’attribution d’un terrain industriel pour concrétiser son projet. Le ministre a rappelé que la licence préalable ne permet pas de lancer la production. L’entreprise doit d’abord sécuriser une assiette foncière pour réaliser son unité industrielle. Ce n’est qu’après l’achèvement du projet qu’elle pourra obtenir l’agrément définitif autorisant le démarrage de la fabrication.

La même situation concerne le constructeur sud-coréen Hyundai Motor Company, qui a obtenu sa licence préalable le 21 avril 2025. L’entreprise attend elle aussi l’octroi d’un terrain industriel avant de pouvoir finaliser son projet et obtenir l’autorisation définitive d’entrer en production. L’attribution rapide de terrains industriels est donc cruciale pour ces deux constructeurs.

Autres projets en cours : Étapes préliminaires et perspectives d’avenir

Le ministre a également indiqué que deux autres projets se trouvent actuellement à des stades différents : l’un est en phase de levée de réserves, tandis que l’autre, plus récent, est encore à l’étude. Leur annonce officielle interviendra dès l’obtention des licences préalables. Ces projets en cours témoignent de l’attractivité du marché algérien pour les investisseurs automobiles.

Ces projets en cours, bien qu’à des stades préliminaires, illustrent l’engagement continu du gouvernement à développer l’industrie automobile. L’annonce officielle de ces projets, une fois les licences préalables obtenues, apportera une nouvelle impulsion au secteur.

Renforcement de l’intégration locale : Une stratégie pour une industrie durable

Par ailleurs, le ministère ambitionne de faire des unités industrielles récupérées un véritable levier pour bâtir un tissu industriel solide et durable. L’objectif est d’impliquer davantage les petites et moyennes entreprises (PME) et d’augmenter le taux d’intégration locale, afin de poser les bases d’une véritable dynamique industrielle nationale. L’intégration des PME est essentielle pour assurer la pérennité de l’industrie.

Cette stratégie vise à structurer progressivement une industrie automobile compétitive, fondée sur la production locale et la montée en compétences du tissu économique algérien. Un taux d’intégration locale élevé permettra de réduire la dépendance aux importations et de créer des emplois durables.

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