À Annaba, la gestion des déchets commerciaux s’impose aujourd’hui comme une problématique visible et récurrente. Dans plusieurs artères du centre-ville comme dans les quartiers périphériques, il est devenu presque banal d’apercevoir des cartons de commerces abandonnés sur les trottoirs, empilés à même le sol ou dispersés aux abords des conteneurs. Une scène quotidienne qui interpelle autant qu’elle questionne le sens civique collectif.
Si les services communaux de propreté poursuivent leurs efforts pour assurer la collecte régulière des ordures, leurs actions ne peuvent suffire à elles seules face à des comportements inadaptés. L’abandon de cartons non pliés, de déchets déposés hors des bacs ou sortis en dehors des horaires réglementaires complique considérablement les opérations de ramassage et altère l’image de la ville.
Or, des gestes simples permettraient d’améliorer sensiblement la situation. Il est essentiel de plier ou de découper les cartons avant leur dépôt afin de réduire leur volume et d’optimiser l’espace dans les conteneurs. Les déchets doivent être placés dans des sacs hermétiquement fermés, puis introduits à l’intérieur des bacs prévus à cet effet, et non laissés à proximité.
Le respect des horaires de sortie constitue également un impératif pour garantir l’efficacité des tournées de collecte et prévenir l’accumulation prolongée des détritus sur la voie publique.
Ces mesures, loin d’être contraignantes, relèvent d’un comportement civique élémentaire. Elles permettent non seulement de préserver la salubrité publique, mais aussi d’alléger la charge des agents d’entretien, de réduire les risques sanitaires et de maintenir un cadre de vie digne des habitants.
Les efforts des services municipaux sont indéniables. Toutefois, ils ne sauraient produire leurs pleins effets sans l’implication active des commerçants et des citoyens. La propreté urbaine est une responsabilité partagée, un comportement simple peut épargner beaucoup de temps et d’efforts, et garantir la sécurité de tous.
À Annaba, faire de ces bonnes pratiques une habitude quotidienne puis une véritable culture collective constitue désormais une nécessité. Car préserver l’image et la qualité de vie de la ville passe inévitablement par l’engagement de chacun.
Sara Boueche
