ALGER – Le Palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger a abrité, mercredi, une manifestation à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, célébrée le 29 novembre de chaque année, en vue de mettre la lumière sur les violations continues commises par l’occupation sioniste dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie.
A cette occasion, le SG de l’ONU, Antonio Guterres a affirmé dans une allocution lue en son nom par la représentante résidente des Nations unies en Algérie, Savina Ammassari, que la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, cette année, « survient après deux ans de souffrance terrible dans la bande de Ghaza et le début d’un cessez-le-feu
dont l’urgence était extrême ».
Le SG de l’ONU a indiqué que les injustices ne cessent d’être commises également en Cisjordanie occupée, y compris à El-Qods Est, dans un contexte marqué par la poursuite de l’agression militaire de l’entité sioniste, la violence des colons, l’expansion des colonies, les expulsions, les démolitions et les menaces d’annexion, rappelant que l’occupant a tué des centaines de travailleurs humanitaires et de journalistes.
En se réjouissant de « la lueur d’espoir née du récent cessez-le-feu », M. Guterres a, par ailleurs, appelé à faciliter l’acheminement de quantités suffisantes d’aides humanitaires pour sauver des vies à Ghaza.
« La communauté internationale doit continuer à se tenir fermement aux côtés de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), véritable bouée de sauvetage pour des millions de Palestiniens, y compris les refugiés », a-t-il insisté.
De son côté, le secrétaire général adjoint du comité central du mouvement Fatah, Sabri Saidam, a exprimé l’estime de l’Etat de Palestine, gouvernement et peuple, envers l’Algérie et les Algériens, qui considèrent la cause palestinienne comme la mère des causes, telle que qualifiée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
Il a rappelé que les Algériens ont soutenu la Palestine, en victime ou en oppresseur, selon l’expression du défunt président Houari Boumediene et que la Palestine est devenue chère au coeur des Algériens, comme l’a souligné le ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf.
Dans son allocution, l’ambassadeur de l’Etat de Palestine en Algérie, Fayez Abu Aita, a évoqué la tragédie du peuple palestinien et les crimes de l’occupation sioniste, soulignant que cette commémoration intervient alors que l’entité sioniste poursuit ses violations flagrantes du droit international et de toutes les conventions et normes internationales à travers les sévices infligés aux Palestiniens à El-Qods, en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza.
Après avoir rappelé que 160 pays reconnaissent désormais l’Etat de Palestine et le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, M. Abu Aita a appelé la communauté internationale à « assumer pleinement ses responsabilités afin de mettre fin à l’agression israélienne contre le peuple palestinien et à l’occupation de son territoire, et à accorder la priorité absolue à l’arrêt des crimes d’extermination, de famine et de destruction subis par ce peuple sans défense ».
L’ambassadeur palestinien a remercié « l’Algérie, direction, gouvernement et peuple, pour tout le soutien apporté à la cause palestinienne et pour le rôle remarquable qu’elle joue au sein du Conseil de sécurité ainsi que pour ses efforts soutenus visant à mettre fin aux crimes d’extermination ».
A cette occasion, un film documentaire a été projeté sur l’agression de l’occupation sioniste à Ghaza et en Cisjordanie ainsi que sur la solidarité internationale avec le peuple palestinien. Le drapeau palestinien a également été hissé dans l’esplanade du Palais de la culture, en présence
du ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Abdelmalek Tacherift, de la représentante résidente des Nations unies en Algérie, de membres du corps diplomatique accrédité, de représentants du Conseil de la nation et de l’Assemblée populaire nationale (APN), de dirigeants de partis et d’organisations de la société civile ainsi que de membres de la communauté palestinienne.
