Quel milieu de terrain De Zerbi va-t-il aligner samedi pour affronter Toulouse ? Le technicien italien à l’embarras du choix, vraiment, car tous ses spécialistes sont désormais pleinement opérationnels.
Geoffrey Kondogbia est en effet revenu d’une longue blessure et Bilal Nadir est de nouveau opérationnel depuis une semaine après avoir fait un malaise fin octobre contre Angers.
Ils ont rejoint dans l’effectif Pierre-Emile Hojbjerg, Matt O’Riley, Angel Gomes et Arthur Vermeeren, les quatre milieux de terrain marseillais les plus utilisés depuis le début de saison.
Et à ces six joueurs, il faut désormais ajouter Darryl Bakola, titularisé à la surprise générale mardi contre Newcastle et qui a montré qu’à quelques jours de son 18e anniversaire, qu’il fêtera au lendemain du match contre Toulouse, il méritait d’entrer dans la rotation.
– pas intransigeant –
« Il m’a beaucoup plu, même en première période quand il a raté quelques passes. Il a joué avec personnalité et courage. Il a fait quelques erreurs mais les joueurs ne sont pas comme les abricots. Les abricots mûrissent sur les arbres, les joueurs il faut les faire jouer, il faut prendre quelques risques », avait expliqué De Zerbi dès mardi.
« Il méritait de jouer. Même à 17 ou 18 ans, si à l’entraînement tu donnes des garanties, tu montres que tu peux jouer, alors ça devient le problème de l’entraîneur. On peut attendre, on peut repousser… Ou alors tu le jettes sur le terrain », a encore ajouté l’Italien vendredi.
Jeune lui aussi, Vermeeren (20 ans) a pour sa part été géré avec prudence et sévérité par De Zerbi, qui l’a remplacé deux fois dès la pause, à Lisbonne face au Sporting et contre Angers.
Le coach marseillais s’est pourtant défendu vendredi d’avoir été « intransigeant » avec le jeune Belge, assurant que celui-ci était « le milieu idéal » pour son style de jeu.
« Mais il était important qu’il s’améliore et de lui donner ce qui lui manquait, un peu de combativité et d’agressivité. Je lui en ai parlé et en ce moment il joue très bien », a expliqué De Zerbi vendredi.
« Si on joue avec un N.10 et qu’un des deux autres milieux de terrain ne met pas cette combativité, ça ne fonctionne pas. Mais il est en train de devenir un vrai joueur et la qualité qu’il a, on ne la trouve pas partout », a-t-il ajouté.
– Sept pour trois places –
Dans la ligne des deux milieux de terrain disposés derrière le N.10, Vermeeren est en concurrence avec O’Riley, qui peut aussi jouer plus haut, avec Hojbjerg, revenu à un excellent niveau après un début de saison délicat, et avec Kondogbia.
Avec ses deux milieux les plus expérimentés, De Zerbi gère les temps de jeu et les fragilités. Il a ainsi laissé Hojbjerg au repos après la dernière trêve internationale, lors de laquelle le capitaine danois a été très sollicité.
Quant au Centrafricain, ses apparitions sont désormais choisies avec soin et le travail est adapté. « Je veux le gérer au mieux. C’est un joueur tellement important pour nous », a expliqué le coach marseillais vendredi.
« Mercredi, il a fait un entraînement intense, puis jeudi je lui ai donné une demi-journée de repos. On ne doit plus le perdre avant un long moment. Il doit avoir une continuité de plusieurs mois. Donc on programme les matchs qu’il peut jouer, ainsi que l’intensité et le rythme des séances », a ajouté De Zerbi.
Le poste de N.10, ou de pointe haute du milieu, est peut-être celui où De Zerbi a le moins de certitudes. Angel Gomes commence à s’adapter mais reste parfois trop neutre, O’Riley a bien débuté avant de baisser de rythme, Nadir joue peu et Bakola est encore une promesse.
Mais au bout du compte, avec sept joueurs pour trois places, De Zerbi a vraiment de quoi faire.
SELON BESOCCER
