Le départ de Xabi Alonso du Real Madrid a propulsé Álvaro Arbeloa sur le banc de l’équipe première en un temps record. Si l’élimination en Coupe face à Albacete et le revers contre Benfica ont entaché son crédit, l’entraîneur garde le cap en Liga. Cependant, la gestion humaine diffère radicalement de celle de son prédécesseur, comme l’a révélé le journaliste Antón Meana au micro d »El Larguero’ sur la ‘Cadena SER’.
« Arbeloa est très proche de ses joueurs, à tel point que pour certains, il l’est trop. Le vestiaire a été surpris par l’absence de temps de jeu de Ceballos à Lisbonne – au profit de Cestero – et n’a pas hésité à le faire savoir au coach. Après la rencontre face au Rayo, le débriefing a été long et musclé, marqué par des divergences technico-tactiques entre certains cadres et leur entraîneur, ce qui explique son retard en conférence de presse », affirme-t-il.
« Certains joueurs attendaient davantage de ce changement de cap. S’ils continuent de travailler sans sourciller, ils ont l’impression d’être encore sous les ordres de l’entraîneur du Castilla (équipe réserve du Real Madrid), comme s’il n’avait jamais quitté la réserve. Le groupe n’a pas ressenti le fameux déclic psychologique. Néanmoins, l’ambiance quotidienne s’est nettement améliorée, et pour cette seule raison, la direction estime que le pari en valait la peine », ajoute-t-il.
Toutefois, des doutes subsistent au sein de l’effectif : « Ils ne voient aucune innovation tactique marquante. Ses choix dans les onzes de départ et les remplacements brillent par leur prévisibilité. Les joueurs savaient que certaines décisions de Xabi Alonso créaient des tensions internes ; ils en étaient les témoins, voire les complices. Aujourd’hui, ils voient la situation évoluer et, sans dire qu’ils s’en réjouissent, ils n’en sont pas loin ».
SELON BESOCCER
