Contrat rempli pour l’Atalanta. Après s’être inclinés 2-0 au Signal Iduna Park, les hommes de Raffaele Palladino ont signé une remontada spectaculaire en s’imposant 4-1 au Gewiss Stadium pour valider leur qualification en huitièmes de finale de la Champions League. Une prestation majuscule, empreinte de caractère et de justesse technique, qui s’inscrit d’ores et déjà dans la légende européenne du club bergamasque.
La ‘Déesse’ n’a pas tardé à mettre le feu aux poudres en ouvrant la marque dès la cinquième minute. Profitant d’une mésentente fatale au sein de l’arrière-garde allemande entre Svensson et Emre Can sur un centre de Bernasconi, Gianluca Scamacca a surgi pour pousser le cuir au fond des filets et mettre l’Atalanta sur de bons rails.
Ce premier acte s’est ensuite transformé en un duel de haut vol entre les derniers remparts. Si Carnesecchi s’est interposé de manière magistrale devant Guirassy, Beier a vu sa tentative heurter le poteau quelques instants plus tard. De l’autre côté, Kobel a dû s’employer sur un missile de Zalewski, avant que le portier de la ‘Déesse’ ne s’illustre à nouveau face à Brandt pour préserver le suspense devant un Gewiss Stadium en ébullition.
Juste avant la pause, l’Atalanta a fini par concrétiser ses efforts. Sur une frappe lointaine de Davide Zappacosta déviée par la défense adverse, Kobel a été pris à contre-pied. Ce but, permettant aux locaux de revenir à 1-1, a fait chavirer Bergame et définitivement fait basculer la dynamique de la rencontre.
Au retour des vestiaires, Beier s’est encore heurté à un Carnesecchi impérial. Mais à la 57ème minute, le match a basculé : idéalement servi par un centre millimétré de De Roon, Mario Pašalić a catapulté le ballon de la tête au second poteau pour donner l’avantage aux siens et parachever le renversement au tableau d’affichage.
Alors que Guirassy manquait l’immanquable à quinze minutes du terme, Karim-David Adeyemi a relancé le suspense d’un amour de frappe enroulée du gauche, ne laissant aucune chance à Carnesecchi et maintenant une tension extrême jusqu’aux derniers instants.
Dans le money-time, le VAR a dicté sa loi en accordant un penalty à l’Atalanta après une faute de Bensebaini sur Krstovic. Sans trembler, Lazar Samardzic a transformé la sentence pour sceller le triomphe 4-1. Le Dortmund a bu le calice jusqu’à la lie, terminant à neuf après les expulsions de Bensebaini et Schlotterbeck. Au terme d’un scénario haletant, l’Atalanta boucle une remontée historique et s’offre avec mérite une place parmi le gratin européen en Champions League.
SELON BESOCCER

