Après la confirmation officielle du Real Madrid, il s’agit d’un véritable tournant dans la saison madrilène. Une rupture du ligament croisé antérieur nécessite généralement une intervention chirurgicale et une longue rééducation, avec un retour à la compétition rarement envisagé avant six mois minimum. Il faut ajouter à cela la rupture du menisque externe.
Avant cette blessure, l’international brésilien traversait une période délicate à Madrid. Confronté à une concurrence offensive intense, son temps de jeu avait diminué ces derniers mois. Utilisé par intermittence, parfois repositionné, il peinait à enchaîner les titularisations et à retrouver la régularité qui avait fait sa force lors des saisons précédentes.
Au-delà du club, c’est toute la sélection brésilienne qui va être impactée. Rodrygo faisait partie des options offensives importantes dans la rotation de la ‘Seleção’. Sous les ordres d’Ancelotti à Madrid, Rodrygo avait souvent bénéficié de la confiance de l’entraîneur italien, notamment lors des grandes soirées européennes. Leur relation sportive devait constituer un atout majeur pour la ‘Seleção’ à l’approche du Mondial.
Dans une Coupe du Monde où chaque détail compte, perdre un profil capable de changer le cours d’un match sur un exploit individuel ou un décalage rapide constitue un handicap majeur. Pour Rodrygo, c’était l’opportunité de confirmer son statut de cadre offensif du Brésil et de briller sous les yeux d’un sélectionneur qui lui fait confiance. Pour la ‘Seleção’, c’est désormais un enjeu supplémentaire : reconstruire son animation offensive sans l’un de ses atouts les plus imprévisibles et les plus décisifs.
SELON BESOCCER
