Quinze membres du conseil de la commission de participation du complexe sidérurgique Sider El Hadjar ont été élus dans l’après-midi du dimanche 20 septembre, à l’issue d’un scrutin auquel ont pris part 84 représentants des travailleurs, issus des 22 unités du complexe. Ce vote, suivi de près par l’ensemble du personnel, marque une nouvelle étape dans la mise en place de cette instance représentative, dont la composition finale du conseil et du bureau était attendue depuis plusieurs semaines, avant que ne soit connue l’identité du futur président de la commission.
Cette phase intervient au lendemain des élections organisées dans les 22 unités du complexe, qui avaient permis de désigner les 84 représentants chargés, à leur tour, de choisir les membres du conseil de la commission de participation. Le processus électoral n’est toutefois pas achevé : il reviendra désormais à ces élus de désigner le nouveau président de la commission, une échéance très attendue parmi le personnel, tant l’identité du futur responsable de la structure suscite de l’intérêt pour le mandat à venir.
Le scrutin a par ailleurs été marqué par l’émergence d’un nombre notable de jeunes cadres parmi les candidats retenus. Selon les informations recueillies, ce constat traduirait une volonté de renouvellement au sein des effectifs et une confiance accordée à de nouveaux visages, jugés capables de porter les préoccupations des travailleurs jusqu’à la table du dialogue.
Ce vote se déroule à un moment charnière pour le complexe algérien de sidérurgie, alors que les autorités s’emploient à relancer ce géant de l’industrie du fer et de l’acier et à lui redonner son rang industriel. Ces efforts s’inscrivent notamment dans la perspective d’un partenariat en cours de discussion avec la partie chinoise, destiné à réhabiliter le complexe, moderniser ses équipements et renforcer ses capacités de production.
Ce projet de coopération suscite un vif intérêt parmi les travailleurs, qui y voient des perspectives de modernisation des installations et de développement de l’activité industrielle, en cohérence avec les orientations visant à soutenir l’industrie lourde nationale.
Une fois les quinze membres du conseil élus, le processus doit se poursuivre jusqu’à la désignation du nouveau président, dans un climat d’attente au sein du personnel. Cette instance demeure en effet l’un des principaux canaux de représentation des travailleurs et de transmission de leurs préoccupations à la direction, ce qui explique l’attention portée à sa nouvelle composition.
RC
