L’Algérie lève la quarantaine obligatoire de cinq jours pour les voyageurs

Les autorités algériennes ont annoncé lundi la levée de l’obligation pour les voyageurs de s’isoler pendant cinq jours à l’arrivée dans le pays, malgré une recrudescence des cas de contamination au Covid-19. «Sur instruction du président de la République, […] l’obligation du confinement sanitaire de cinq jours a été levée», indique le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane dans une note adressée au gouvernement.

Décisions difficilement compréhensibles

La note datée du 25 juillet précise que «les voyageurs doivent présenter un test PCR de moins de 36 heures et se soumettre à un test antigénique à l’arrivée».

Depuis le 1er juin, les voyageurs qui souhaitaient rentrer en Algérie devaient accepter d’être mis à l’isolement à leur arrivée dans un hôtel payé au moment de l’achat des billets. Cette mesure avait déclenché l’ire des Algériens se trouvant à l’étranger. Des témoignages publiés dans les médias locaux avaient fait état de mauvaises conditions d’accueil dans certains hôtels sélectionnés.

Pendant le confinement du printemps 2020 puis le reconfinement de cet hiver, les familles d’origine algérienne en France n’ont cessé de se battre contre des décisions sanitaires difficilement compréhensibles. Si cette décision est susceptible de rasséréner les Algériens de la diaspora désireux de rentrer au pays pour l’été, elle survient le jour même où un nouveau record d’infections a été enregistré, avec 1 505 cas en 24 heures.

Fermetures de mosquées

Face à cette troisième vague, les autorités ont sévèrement durci dimanche les mesures contre le Covid – interdisant notamment l’accès à des plages – et promis d’accélérer la campagne de vaccination qui a pris du retard. Les frontières aériennes restent ouvertes pour le moment.

Lundi, le ministère des Affaires religieuses a décidé de fermer à nouveau les mosquées dans les 35 préfectures (sur 58) les plus affectées, dont Alger, Oran, Constantine et Sétif. Les édifices religieux avaient été rouverts en février après plus d’un an de fermeture.

L’Algérie, pays le plus peuplé du Maghreb avec ses 44 millions d’habitants, a officiellement recensé 163 660 cas, dont 4 087 décès. Mais ces chiffres – celui des décès en particulier – ne refléteraient pas la réalité, d’après des témoignages de certains professionnels de la santé rapportés par des médias.

L’Institut Pasteur d’Algérie a annoncé dimanche sur sa page Facebook qu’au «15 juillet, le variant delta avait supplanté tous les autres variants circulant jusque-là, représentant 71 % des virus en circulation». L’Institut prévoit «un taux supérieur à 90 % dans les semaines à venir».

(SELON MSN)

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