L’ANIRA adresse une mise en demeure à Echourouk TV pour excès de pubs
Alors que le mois sacré du Ramadan bat son plein et que de nombreux foyers se tournent vers la télévision pour suivre programmes et émissions, le spectateur algérien se retrouve confronté à un flot de publicités jugé excessif. L’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) a adressé hier dimanche une mise en demeure à la chaîne Echourouk TV, pointée du doigt pour avoir largement dépassé les durées autorisées des spots publicitaires.
Selon l’ANIRA, malgré un rappel formel adressé récemment aux chaînes pour respecter le cadre légal et régulier des publicités, certaines chaînes ont continué à privilégier le profit au détriment de l’expérience télévisuelle. Perturbant ainsi la qualité des programmes et le rythme de diffusion.
Des téléspectateurs submergés : Echourouk TV rappelée à l’ordre pour excès de publicités
Au cours du Ramadan, période où les familles consacrent davantage de temps à regarder la télévision, la multiplication des pauses publicitaires et du placement de produits dans les émissions a été particulièrement remarquée.
L’ANIRA indique que ces pratiques constituent une infraction aux règles du cahier des charges, qui fixe la durée maximale des spots et encadre le contenu publicitaire pendant les programmes.
L’examen des contenus diffusés a révélé que plusieurs chaînes ont prolongé la durée maximale des spots et ont multiplié les pubs durant les émissions. Face à ces infractions répétées, l’ANIRA a convoqué les chaînes concernées pour un entretien officiel.
Lors des auditions, la majorité d’entre elles s’est engagée à se conformer aux dispositions légales. Echourouk TV, elle, a refusé de suivre ces recommandations. Conduisant à sa mise en demeure officielle. La chaîne dispose désormais de 72 heures pour ajuster sa grille et respecter les articles 58 à 62 du décret exécutif n°24-250.
Sanctions possibles : entre amendes et suspension
L’ANIRA avertit que la non-conformité à cette mise en demeure pourrait entraîner des sanctions financières et, dans les cas les plus graves, la suspension partielle ou totale des programmes concernés, conformément aux articles 76 et 77 de la loi n°23-20 sur l’activité audiovisuelle.
Face à cette situation, le régulateur rappelle l’importance de protéger l’expérience du téléspectateur et la qualité des programmes, particulièrement pendant le Ramadan, où la demande de contenus culturels et religieux est la plus forte.
