Eau potable : Refonte complète du système de distribution

 

 

Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a présenté une nouvelle approche pour la gestion de l’eau potable en Algérie.

L’annonce a été faite à la Safex, lors de l’ouverture du Salon international des équipements, des technologies et des services de l’eau.

Il a indiqué que les mécanismes actuels de distribution montrent des limites, affirmant que « les procédures de gestion de distribution de l’eau potable ne sont plus suffisantes ». Le secteur prévoit donc une série de mesures pour améliorer la répartition et limiter les pertes, estimées dans certains cas à près de 30%.

Dessalement, forages et nouvelles technologies au centre des priorités

Plusieurs leviers sont mis en avant pour améliorer la gestion de l’eau potable :

  • Déploiement de compteurs intelligents pour mieux suivre la consommation
  • Poursuite du développement du dessalement de l’eau de mer
  • Lancement de projets de déminéralisation dans certaines régions du Sud
  • Modernisation des réseaux et réduction des fuites
  • Amélioration de la distribution entre les régions

Le ministre a rappelé que le pays dispose déjà de capacités importantes de production grâce au dessalement, avec 19 stations en activité, auxquelles s’ajoutent celles gérées par l’Algérienne des eaux. Le système alimente aujourd’hui plusieurs wilayas du Nord et certaines villes de l’intérieur.

Le secteur prévoit aussi la mise en service de 309 forages profonds durant la période estivale. Le taux de remplissage des barrages est estimé à environ 60%, tandis que les nappes phréatiques sont jugées normales.

Les autorités prévoient d’étendre le dessalement vers des zones plus éloignées du littoral. Des projets sont en cours pour alimenter des wilayas comme Tiaret, El-Bayadh, Saïda et Naâma.

Le ministre a évoqué la situation passée, marquée par des distributions espacées, parfois une fois tous les 15 jours dans certaines zones, et vise désormais une fréquence plus régulière pouvant aller jusqu’à un jour sur deux ou trois selon les régions.

Déminéralisation et production locale d’équipements

Dans les régions du Sud, le secteur mise sur la déminéralisation des eaux souterraines, déjà utilisée dans des stations comme Tamanrasset et In Guezzam. Des opérateurs proposent également des unités mobiles capables d’intervenir rapidement dans les zones isolées.

Autre axe évoqué, la fabrication locale de certains équipements liés au dessalement. Notamment les membranes d’osmose inverse. La filiale de Sonatrach, Algerian Desalination Company (ADC), travaille sur un projet d’usine avec des partenaires étrangers pour produire ces composants en Algérie.

 

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