ports algériens
Face à l’engorgement croissant dans les ports nationaux, les autorités algériennes ont décidé de relancer la procédure de redirection des navires. Cette décision vise à fluidifier le trafic maritime et à réduire les délais d’attente, particulièrement dans les ports à forte activité économique.
La mesure a été officialisée dans une note datée du 6 janvier 2026, émise par la Direction générale de la marine marchande et des ports, rattachée au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, et adressée au PDG du groupe Serport, responsable des services portuaires.
Des instructions déjà émises en 2024
La note rappelle les instructions du Conseil des ministres du 2 juin 2024, qui prévoyaient la mise en place d’un mécanisme de coordination pour gérer la pression liée aux délais d’attente des navires au mouillage. L’objectif était de limiter cette attente à une durée maximale de 24 heures.
La Direction générale souligne également sa correspondance du 20 novembre 2024, qui instaurait la procédure de redirection des navires en cas de congestion portuaire jugée critique. Cette démarche vise à répondre rapidement aux situations alarmantes constatées dans les ports nationaux.
Dans sa note, la Direction générale insiste sur la nécessité pour Serport de réactiver cette procédure en orientant les navires vers des ports offrant de meilleures conditions d’accueil, tant sur le plan de l’efficacité que des délais de traitement.
Les autorités rappellent également de prendre en compte la nature des marchandises transportées – sensibles, dangereuses ou groupées – ainsi que les capacités d’accueil des ports de destination. L’objectif est de sécuriser la manutention des cargaisons tout en réduisant les risques liés à la congestion.
Un calendrier fixé par le président
La mise en œuvre de cette mesure se fera en étroite coordination avec Serport et les entreprises portuaires, afin de garantir une coopération optimale entre tous les acteurs concernés. La note précise que l’application rigoureuse de cette directive doit être assurée et que les entreprises portuaires doivent être informées pour une meilleure concertation.
Déjà, en février 2025, lors d’un Conseil des ministres, le président Abdelmadjid Tebboune avait demandé au ministre des Transports de réorganiser le fonctionnement des ports avant la fin du mois, en adoptant un système de travail continu 24 heures sur 24.
Cette instruction concernait en priorité les ports à forte activité économique, notamment Djendjen, Alger, Béjaïa, Annaba, Oran et Mostaganem. L’objectif est d’assurer une meilleure fluidité du trafic maritime et de répondre efficacement aux besoins croissants du commerce extérieur.
Avec cette relance de la procédure de redirection des navires, l’Algérie entend améliorer la gestion du trafic portuaire et limiter les retards. Cette initiative illustre la volonté des autorités de moderniser le secteur maritime et de renforcer la coordination entre les différents acteurs portuaires pour un service plus efficace et sécurisé.
