À l’occasion de la célébration de la fête de Yennayer, marquant le nouvel An Amazigh, la wilaya d’Annaba a organisé, hier lundi, 12 janvier 2026, une cérémonie officielle à la Maison de la culture et des arts ‘’Mohamed Boudiaf’’. Cet événement culturel d’envergure s’inscrit dans le cadre de la valorisation du patrimoine amazigh et de la consolidation de l’identité nationale dans toute sa diversité.
La cérémonie a été présidée par le wali, Abdelkrim Lamouri, accompagné du président de l’Assemblée populaire de wilaya, en présence des autorités locales civiles, militaires et sécuritaires, du procureur général, des membres de la commission de sécurité, des parlementaires des deux chambres, du délégué local du Médiateur de la République ainsi que des directeurs de l’exécutif de wilaya. Une affluence nombreuse a été enregistrée, témoignant de l’intérêt marqué du public pour cette manifestation à forte portée symbolique et culturelle.
Le programme festif a été marqué par une diversité d’activités artistiques, culturelles et intellectuelles reflétant la richesse du patrimoine amazigh et algérien en général. Les visiteurs ont ainsi pu découvrir un espace d’exposition mettant en valeur les traditions locales à travers des créations artisanales, des éléments du patrimoine domestique ancien, des spécialités culinaires traditionnelles et des expressions artistiques inspirées de l’héritage populaire. Cette immersion culturelle a permis de rappeler le lien profond entre les pratiques ancestrales et l’identité collective.
La dimension intellectuelle de la célébration a été renforcée par une intervention historique intitulée « Yennayer, histoire et unité », animée par le professeur Ismaïl Merzouk, venu de la wilaya de Bouira, qui a mis en lumière la signification historique et civilisationnelle de cette fête millénaire, en soulignant son rôle fédérateur au sein de la société algérienne.
La manifestation a également été ponctuée par des prestations artistiques variées, mêlant musique chorale, expressions modernes et danses classiques, interprétées par les ateliers et ensembles artistiques de la Maison de la culture. Des représentations théâtrales présentées par de jeunes enfants ont ajouté une touche éducative et symbolique, traduisant l’importance de la transmission intergénérationnelle des valeurs culturelles. Par ailleurs, des défilés de costumes traditionnels pour enfants et des ateliers d’initiation à l’écriture tifinagh, encadrés par les étudiants de l’École régionale des beaux-arts, ont enrichi le programme et renforcé la dimension pédagogique de l’événement.
À travers cette célébration, les autorités locales ont réaffirmé leur engagement en faveur de la promotion du patrimoine amazigh, reconnu comme une composante essentielle de l’identité nationale, et de la préservation des traditions culturelles en tant que levier de cohésion sociale et de mémoire collective.
S.F
