Retraité des octogones depuis octobre 2020 et sa victoire par soumission face à Justin Gaethje, le combattant MMA Khabib Numargomedov s’est fait un nom dans la discipline en restant invaincu, avec 29 victoires, dont huit par KO et onze par soumission, le tout sans jamais être mis au tapis. Une carrière qui a fait la légende de celui qui est surnommé « The Eagle ».

Alors que dans les disciplines comme la MMA, le surnom revêt une signification spéciale et va de pair avec l’image du combattant, à l’instar du « Bon Gamin » pour Cyril Gane, ou encore de « God of War » pour Benoît Saint-Denis, Khabib Nurmagomedov n’a pas toujours porté ce pseudonyme et il a même dû s’en trouver un, à son arrivée à l’UFC, comme il l’explique à l’occasion des World Sports Summit qui se déroulent à Dubaï : « Quand l’UFC m’a recruté en 2012, ils m’ont dit : « Mon ami, ton nom est très difficile à prononcer. Il te faut un surnom. » J’étais là, genre : « Quoi ? J’ai mon nom, pourquoi j’aurais besoin d’un surnom ? » ».

Khabib Nurmagomedov précise alors avoir interrogé son manager sur la signification d’un surnom, et que ce dernier lui a alors expliqué que son nom était trop difficile à prononcer. C’est ainsi qu’est né « The Eagle ». Un pseudonyme tout sauf anodin pour le combattant de 37 ans : « J’ai choisi Eagle parce que c’est un symbole du Daghestan », tout en ironisant sur le fait qu’« après six ans, tout le monde connaissait mon nom », pour celui qui comptabilise un bilan de 13-0 à l’UFC.

Un manque d’équité entre les concurrents

L’ancien combattant a profité de ce temps de parole du côté de Dubaï pour apporter son regard et quelques critiques sur le système actuel, dénonçant au passage la recherche constante de buzz, notamment de la part des organisations à l’image de l’UFC, déplorant : « C’est la même chose en ce moment avec beaucoup de jeunes combattants. Ils pourraient avoir un palmarès de 10-0 ou 15-0, être invaincus, champions du monde, matures et professionnels, et pourtant, ils ne veulent pas les signer. Parce qu’ils recherchent des combattants qui parlent, qui font le show… Ils veulent ce genre de combattants. »

Bien qu’il entende qu’un intérêt économique fort puisse graviter autour de la discipline et de cet univers, il remet tout de même en perspective sa vision du sport en expliquant, que pour lui, « il s’agit d’affronter les meilleurs, pas le meilleur danseur, celui qui a la meilleure coupe de cheveux ou celui qui a le plus d’abonnés. Il faut que ce soit équitable. Si vous voulez aussi faire des affaires, faisons du 50/50, mais pas du 100/0. Ce n’est pas juste. » Au moins, le message a le mérite d’être clair.

SELON SPORT.FR