La Suisse sous le choc après l’incendie meurtrier dans un bar de Crans-Montana : « C’était une scène de guerre. Des cheveux, des visages et des mains brûlés »

 

La station huppée des Alpes suisses francophones est en deuil après l’incendie dans un bar qui a coûté la vie à une quarantaine de personnes et en a grièvement blessé 115 autres. Les témoignages déchirants et de nombreuses questions affluent, selon le monde fr.

Des drapeaux en berne pendant cinq jours sur le Palais fédéral – le siège du gouvernement et du Parlement à Berne – et des condoléances à la place du traditionnel message de vœux. Pour son premier jour à la tête de l’Etat pour une année, selon le système de présidence tournante en vigueur en Suisse, le président de la Confédération, Guy Parmelin, a souligné, jeudi soir 1er janvier, « l’épouvantable contraste, la cruelle ironie, de délivrer à la population un autre message que celui, serein et apaisé », qu’il avait prévu. A la place, c’est pour déplorer « une des pires tragédies que notre pays ait connues » qu’il s’est rendu sur le lieu de la catastrophe, dans la station huppée de Crans-Montana, ultra-fréquentée à cette période de l’année. L’incendie, d’origine encore inconnue, a fait une quarantaine de morts et 115 blessés, la plupart grièvement, selon un bilan provisoire. Neuf Français ont été blessés et huit autres ne sont pas encore localisés, selon un bilan communiqué jeudi soir par le ministère des affaires étrangères.

Les témoignages recueillis toute la journée par la presse nationale sont déchirants. Ainsi de Léandre, cuisinier français de 32 ans, l’un des premiers sur place, qui a prodigué tant bien que mal les premiers soins aux victimes. « Ça s’est passé en quelques secondes, des centaines de gens étaient vraiment brûlés à vif, des gens très jeunes qui sortaient de ce bar, c’était très triste à voir, a-t-il raconté au site d’information Blick.chIl y avait des personnes calcinées, on a essayé de secourir au maximum, de les couvrir parce qu’ils n’avaient plus de vêtements. On voyait aussi que les secouristes, même eux, ils étaient désemparés, dépassés par la situation. »

 

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