Annaba a célébré, dans une ambiance d’allégresse et d’authenticité, le Nouvel An amazigh 2976 à la Maison de la Culture ‘’Mohamed Boudiaf’’.
La ville, connue historiquement sous le nom de « Bouna », s’est parée des couleurs de la tradition, mêlant senteurs de cuisine ancestrale, parures d’artisanat et sonorités festives qui ont réuni plusieurs générations autour du même héritage.
Organisée par le secteur de la culture de la wilaya d’Annaba, en coordination avec de nombreuses associations culturelles locales, la manifestation a attiré un public nombreux et familial. Le wali de la wilaya, accompagné des autorités locales, a officiellement inauguré les activités, marquant ainsi l’ouverture d’un programme riche et diversifié.
Les expositions ont déployé toute la variété du patrimoine annabien : vêtements traditionnels, tapis et tissages, bijoux anciens, objets en cuivre et poterie artisanale. Des démonstrations en direct de cuisine et de fabrication de poterie ont donné vie aux gestes ancestraux, témoignant de la continuité des pratiques culturelles. La gastronomie a également occupé une place privilégiée avec des plats emblématiques tels que le couscous, le sfenj, le braj, le rfiss zirawi, ainsi qu’une diversité de pâtisseries traditionnelles, dont la tamina et le makrout.
Les productions agricoles , blé, orge, olives, safran et plantes médicinales – ont rappelé l’attachement séculaire de la population à la terre, tandis que les artisans et artisanes ont mis en valeur la créativité locale à travers des pièces artistiques uniques.
Au programme artistique, un spectacle de danse amazighe présenté par les enfants d’ateliers culturels a ravi le public, suivi d’une conférence intitulée « Yennayer : histoire et unité », mettant en lumière la dimension identitaire et fédératrice de cette célébration. Un défilé de mode pour enfants présentant des tenues traditionnelles, puis un concert animé par l’artiste Salah Ghouali, ont scellé la soirée dans une ambiance chaleureuse, sublimée par la présentation symbolique des « Mariées de Yennayer ».
La célébration a également été l’occasion de valoriser la créativité numérique et culturelle à travers la remise de distinctions aux lauréats du concours du meilleur contenu culturel, récompensant les efforts d’écriture et de création de jeunes talents locaux.
Au-delà de l’événement festif, Yennayer 2976 à Annaba s’est affirmé comme un moment de réflexion collective sur l’identité nationale, la transmission intergénérationnelle et la richesse du patrimoine amazigh. Les activités se poursuivront jusqu’au 20 janvier 2026, confirmant l’ancrage de cette fête dans le calendrier culturel algérien et son rôle central dans la préservation de la mémoire et des valeurs communes.
Sara Boueche
