364 000 panneaux déployés avec succès: L’Algérie branche la 1ʳᵉ centrale de 200 MW du mégaprojet solaire

 

Mise en service expérimentale de la première centrale photovoltaïque du programme national des 3.200 MW

Deux ans après le lancement des travaux à El-Meghaïer, la mise en marche expérimentale vient d’être validée. La production effective démarrera dans les semaines à venir.

Avant-hier, dans la wilaya d’El-Meghaïer, région de Tendla, les techniciens de la société chinoise CSCEC ont achevé la mise en service expérimentale de la première centrale photovoltaïque du programme national des 3.200 MW. Les travaux avaient débuté il y a deux ans exactement.

L’installation couvre 400 hectares, dont 247 hectares équipés de 364 000 panneaux photovoltaïques. On y trouve également 40 transformateurs et un poste d’évacuation 30/220 kV qui collecte et gère l’électricité produite.

Une ligne d’évacuation de 220 kV, longue de 2 km, reliera bientôt le site au poste GRTE 220 kV d’El-Berd. L’investissement total atteint 64 millions de dollars. La puissance de la centrale est de 200 MW.

200 MW à Tendla, 200 MW à Biskra : deux centrales photovoltaïques ouvrent la phase 1 des 15 GW

La production réelle commencera dans les prochaines semaines. Une autre centrale, identique, entrera en service à Biskra peu après. Ces deux installations sont les premières à sortir de terre dans le cadre de la première phase du programme national des 15 GW. D’ici la fin de l’année, 1.400 MW supplémentaires seront raccordés au réseau.

L’Algérie modifie ainsi son modèle énergétique. Elle augmente la part du solaire dans sa production d’électricité. Elle utilise ses ressources naturelles (l’ensoleillement) pour diversifier ses sources d’énergie et réduire sa dépendance aux hydrocarbures. L’administration prépare aussi l’exportation d’électricité verte et le développement d’une filière hydrogène.

L’Union européenne accélère sur le renouvelable : l’Algérie mise sur le solaire et l’hydrogène

Ce déploiement coïncide avec une accélération des énergies propres en Europe. La Commission européenne a annoncé mercredi un nouveau programme pour encourager les énergies renouvelables et diminuer sa dépendance aux marchés internationaux des fossiles.

Deux projets relient déjà l’Algérie à l’Union européenne :

  • Le corridor SoutH2,qui doit transporter de l’hydrogène vert depuis l’Algérie et la Tunisie vers l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne.
  • Le câble électrique maritime Medlink,à l’étude, qui relierait l’Algérie à l’Italie avec une capacité de 2.000 MW d’électricité verte.

Par ailleurs, Sonatrach prévoit d’alimenter ses installations pétrolières et gazières en énergie solaire à hauteur de 1,3 GW d’ici 2030, avec pour objectif d’éliminer totalement le gaz torché.

La centrale de Tendla ne produit pas encore à plein régime. Mais son démarrage expérimental prouve que le programme avance. Reste à tenir le calendrier en livrant les 1.400 MW promis d’ici décembre, puis les 15 GW d’ici 2030.

 

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