École primaire
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a annoncé jeudi denier à Alge,r la généralisation des tablettes électroniques dans l’ensemble des écoles primaires du pays d’ici la fin de l’année en cours.
S’exprimant lors d’une séance plénière à l’Assemblée Populaire Nationale (APN) consacrée aux questions orales, présidée par Brahim Boughali, le ministre a précisé que cette mesure intervient en application des directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il a souligné qu’une enveloppe budgétaire conséquente a été mobilisée pour concrétiser ce projet d’envergure nationale.
Saâdaoui a tenu à clarifier l’usage de ces outils numériques : destinés aux élèves des 3ème, 4ème et 5ème années primaires, ces tablettes ont pour vocation exclusive de remplacer les manuels scolaires papier. L’objectif premier est de réduire le poids du cartable, un défi de santé publique pour les jeunes élèves.
Le ministre a toutefois précisé que ces supports ne seront pas utilisés pour les activités pédagogiques directes, telles que la résolution d’exercices.
Bien que le taux de couverture actuel ne soit que de 18 %, le département de l’Éducation s’active pour atteindre l’objectif de 100 %. Le ministre a rappelé que cette généralisation nécessite une série de mesures d’accompagnement rigoureuses, notamment :
- La formation des enseignants à l’usage de ces nouveaux outils.
- L’aménagement des classes et la sécurisation des lieux de stockage au sein des établissements.
- La maintenance technique et la protection logicielle continue des appareils.
Par ailleurs, Mohamed Seghir Saâdaoui a réaffirmé la volonté du secteur de poursuivre le processus de numérisation de toutes les institutions sous tutelle. Cette modernisation vise à optimiser les performances administratives et à assurer une gestion plus efficace des carrières des fonctionnaires grâce à l’utilisation du Numéro d’Identification Professionnel.
Enfin, concernant les infrastructures, le ministre a réitéré l’engagement de l’État à poursuivre la construction de nouvelles structures pédagogiques, qualifiant ce chantier de « défi majeur » soutenu par des investissements financiers massifs.
Le Gouvernement renforce les droits des élèves aux besoins spécifiques
En parallèle de cette modernisation technologique, le Gouvernement, réuni ce mercredi sous la présidence du Premier ministre, Sifi Ghrieb, a franchi une étape décisive pour l’école inclusive. Un projet de décret exécutif a été examiné pour fixer les modalités d’ouverture de classes spéciales en milieu scolaire ordinaire.
Cette initiative, fruit d’une coordination entre les secteurs de la Solidarité nationale, de l’Éducation et de la Santé, repose sur une « approche intégrée » pour garantir une scolarité digne aux personnes aux besoins spécifiques.
L’objectif central de ce nouveau cadre juridique est de consacrer le principe d’égalité des chances et de bannir toute forme de discrimination. Le projet s’articule autour de trois axes majeurs :
- Soutien personnalisé : Un accompagnement pédagogique strictement adapté aux besoins spécifiques de chaque enfant.
- Aménagement de la scolarité : La mise en place de mécanismes concrets pour faciliter le suivi quotidien des cours dans des classes aménagées.
- Facilitations aux examens : Des conditions optimisées pour le passage des concours et examens nationaux, permettant à ces élèves de composer dans un environnement serein, avec des mesures de facilitation dédiées.
Ce texte marque une volonté politique de transformer l’école algérienne en un espace réellement accessible, où chaque élève, quelles que soient ses capacités physiques ou cognitives, peut poursuivre son parcours académique avec les mêmes chances de réussite.
