Pour deux points, le champion de France en titre reprend provisoirement la tête de la Ligue 1 à Lens, qui accueille Auxerre samedi (17h00).
Le match était peut-être charnière dans la saison du PSG: une nouvelle contre-performance après l’élimination surprise lundi en Coupe de France par le Paris FC (1-0), aurait pu lancer le club sur de mauvais rails en seconde partie de saison.
Cela s’est d’ailleurs vu à la tension qui a habité l’entraîneur Luis Enrique en première mi-temps. L’Espagnol est parfois sorti de ses gonds pour réprimander un joueur ou pester contre le quatrième arbitre, qui lui demandait de ne pas dépasser sa zone technique.
Mais le Ballon d’Or Ousmane Dembélé s’est chargé de tranquilliser tout le monde d’un doublé retentissant, deux beaux buts à des instants-clés. A la 13e minute, alors que Lille réalisait un bon début de match, le numéro 10 a expédié sa frappe lointaine sur le poteau rentrant de Berke Ozer, qui avait pourtant déplié son mètre 91.
Puis à la 64e minute, il a mis fin à une longue période de maladresse parisienne dans la surface en lobant le pauvre Özer, définitivement décoiffé en retombant dans ses filets. Célébré par un Parc des Princes en fusion, Dembélé répondait ainsi à Olivier Giroud, qui avait lui-même lobé Lucas Chevalier dès l’entame avant que le ballon ne tape la barre transversale (2e).
Bonne lancée
En réussite vendredi, contrairement à sa première partie de saison mitigée, le gardien parisien a repoussé plusieurs tentatives lilloises, dont l’une de l’ancien « titi » Ethan Mbappé, qui a achevé de réveiller le club hôte au début du match (6e).
Le récital d’Ousmane Dembélé, très en jambes jusqu’à son remplacement en fin de match, est la confirmation de son embellie des dernières semaines, après des mois de blessures et de méforme. Une excellente nouvelle pour Paris, qui apparaissait à court d’idées et d’énergie ces dernières semaines, après une première partie de saison valeureuse malgré une infirmerie remplie.
Et d’ailleurs le reste de l’équipe, s’il a été solide vendredi, s’est parfois montré un peu terne, à l’image d’un Désiré Doué plusieurs fois mis en échec ou d’un Khvicha Kvaratskhelia aux dribbles stériles.
En revanche, Senny Mayulu a mis fin à une période médiocre en récupérant le ballon sur le premier but, tout comme Bradley Barcola, auteur d’un but en profitant en opportuniste d’une erreur de l’arrière-garde lilloise en toute fin de match. Quant à Warren Zaïre-Emery, il a poursuivi sur sa bonne lancée, d’abord en latéral puis au milieu.
C’est fort de ce bon résultat et de ces quelques progrès contre un Lille méritant (mais qui reste bloqué à la quatrième place) que le PSG se déplacera mardi à Lisbonne (21H00). Contre le Sporting Portugal en Ligue des champions, Paris devrait être encore plus déterminé à prouver, comme le disait Luis Enrique jeudi, qu’il était « la même équipe » qu’en 2025.
SELON BESOCCER

